Emmanuel éducation – Rejoindre les jeunes là où ils sont : dans les écoles

Emmanuel Education a pour mission à la fois de rassembler tous les acteurs du monde éducatif souhaitant se ressourcer et de répondre à l’Église qui sollicite l’Emmanuel pour reprendre des établissements scolaires. Il est vivant ! a rencontré Bernard de Castéra, délégué adjoint d’Emmanuel Education. [extrait]

Propos recueillis par Laurence de Louvencourt.

Emmanuel Éducation, qu’est-ce que c’est ?

C’est le nouveau nom d’un service de la Communauté de l’Emmanuel, qui est à la fois ancien et nouveau, un service de compassion et d’évangélisation essentiel pour l’avenir de l’Église, puisqu’il est consacré aux jeunes en milieu scolaire. En effet, quel est le premier lieu où l’on puisse trouver des jeunes, si ce n’est dans les écoles, les collèges et les lycées ?

Quelles sont vos activités ?

Nous en avons deux : d’une part, animer un réseau assez ancien qui aujourd’hui compte plus de 700 membres en France, composé d’enseignants, d’éducateurs, de chefs d’établissement, du public comme du privé. Beaucoup d’entre eux se sentent isolés et ont besoin de se retrouver, de se ressourcer dans les grâces de l’Emmanuel, qu’ils soient membres de l’Emmanuel ou non. Nous organisons un forum des éducateurs les 17  et 18 novembre 2018 et nous publions une newsletter, L’Aqueduc.

Nous [avons aussi organisé] un parcours “monde de l’éducation” sur le thème : « La relation, âme de l’éducation » à Paray-le-Monial, du 24 au 29 juillet 2018.

D’autre part, depuis qu’elle a été reconnue comme association publique de fidèles en 2012, l’Église demande à l’Emmanuel de collaborer à la mission de l’enseignement catholique. Cette responsabilité canonique est ce qu’on appelle une tutelle. Il s’agit d’une mission éducative reçue de l’Église et confiée par elle à la Communauté. Le modérateur de l’Emmanuel a doté ce service d’un délégué, Jacques Fichefeux, dont je suis l’adjoint.

Quelle est votre vision pédagogique ?

L’émerveillement et l’incarnation. Pour permettre aux jeunes de s’enraciner dans une culture, il faut les aider à s’émerveiller du réel ; et quand on parle du réel, on ne vise pas uniquement ce que l’on voit aujourd’hui mais aussi tout ce qui a permis qu’on le voie ainsi par la mémoire du passé : c’est le premier acte pédagogique. S’émerveiller, ce n’est pas être béat devant une réalité inaccessible. C’est regarder avec bienveillance le réel qui est devant moi. L’incarnation est au cœur de notre vision pédagogique. C’est la prise en compte de l’intégralité de la personne : cœur, corps, intelligence, en se fondant sur l’anthropologie chrétienne. Cela nous conduit à développer les capacités créatives et le sens des responsabilités. Nous voulons former des jeunes capables de recevoir un magnifique héritage culturel et de transformer la société.

Pour Emmanuel Éducation, quelle est l’école “rêvée” ?

En un sens, il n’y a pas d’école rêvée, nous devons toujours tenir compte d’une réalité complexe, nécessairement imparfaite.

Notre point de départ n’est pas idéologique, il s’efforce d’être celui de l’humilité : prendre les enfants, les parents, les enseignants là où ils en sont. Mais avoir un point de départ réaliste n’exclut pas de suivre un chemin ponctué de repères en direction d’un but, en un mot, d’avoir un projet. Notre charte exprime le charisme propre à nos établissements en trois points :

  • se rendre proche des personnes ;
  • favoriser la relation de chacun avec Dieu ;
  • déployer une culture de communion, celle des différents états de vie, celle des enseignants avec les parents, de l’établissement avec les instances locales et régionales, avec la paroisse et l’évêché.

Le Forum des éducateurs

SAINT NICOLAS D'IGNY : Forum des Éducateurs

Du samedi 17 novembre 2018 au dimanche 18 novembre 2018

Éduquer à la liberté et la promouvoir

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