Les enseignements du pape pour la Semaine Sainte

La semaine sainte est un temps liturgique ou le pape prend beaucoup la parole. Voici un résumé de ses différents enseignements de la semaine sainte 2019.

Après l’incendie de Notre-Dame de Paris, vous trouverez également les homélies de la semaine sainte de Mgr Aupetit, archevêque de Paris.

Dimanche des Rameaux

[Extrait] Les acclamations de l’entrée à Jérusalem et l’humiliation de Jésus. Les cris festifs et l’acharnement féroce. Ce double mystère accompagne chaque année l’entrée dans la Semaine Sainte, dans les deux moments caractéristiques de cette célébration : la procession avec des rameaux de palmier et d’olivier au début et puis la lecture solennelle du récit de la Passion.

Laissons-nous impliquer dans cette action animée par l’Esprit Saint, pour obtenir ce que nous avons demandé dans la prière : accompagner avec foi notre Sauveur sur son chemin et garder toujours présent à l’esprit le grand enseignement de sa passion comme modèle de vie et de victoire contre l’esprit du mal.

Jésus nous montre comment affronter les moments difficiles et les tentations les plus insidieuses, en gardant dans le cœur une paix qui n’est pas une prise de distance, ni une insensibilité ou une attitude de surhomme, mais abandon confiant au Père et à sa volonté de salut, de vie, de miséricorde…

 

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Messe chrismale

[Extrait] L’Évangile de Luc que nous venons d’entendre nous fait revivre l’émotion de ce moment où le Seigneur fait sienne la prophétie d’Isaïe, lorsqu’il la lit solennellement au milieu des siens. La synagogue de Nazareth était pleine de parents, de voisins, de connaissances, d’amis… et de personnes moins amies. Et tous avaient les yeux fixés sur lui. L’Église a toujours les yeux fixés sur Jésus, l’oint que l’Esprit envoie pour oindre le peuple de Dieu.

Les Évangiles nous présentent souvent cette image du Seigneur au milieu de la foule, entouré et pressé par les gens qui lui amènent les malades, qui le prient de chasser les esprits malins, qui écoutent ses enseignements et marchent avec lui : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent » (Jn 10, 27).

Le Seigneur n’a jamais perdu ce contact direct avec les gens, il a toujours maintenu la grâce de la proximité avec le peuple dans son ensemble, et avec chaque personne au milieu de ces multitudes. Nous voyons cela dans sa vie publique…

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Vendredi saint

Vigile pascale

© Seletlumière TV

[Extrait] Les femmes portent les aromates à la tombe mais elles craignent que le trajet soit inutile car une grosse pierre barre l’entrée du tombeau. Le chemin de ces femmes, c’est aussi notre chemin ; il ressemble au chemin du salut que nous avons parcouru ce soir. Sur ce chemin, il semble que tout vienne se briser contre une pierre : la beauté de la création contre le drame du péché ; la libération de l’esclavage contre l’infidélité à l’Alliance ; les promesses des prophètes contre la triste indifférence du peuple. Il en est ainsi également dans l’histoire de l’Église et dans l’histoire de chacun de nous : il semble que les pas accomplis ne parviennent jamais au but. L’idée peut ainsi s’insinuer que la frustration de l’espérance est la loi obscure de la vie.

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Lundi de Pâques

Message de Pâques Urbi et Orbi

[Extrait] Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques ! Aujourd’hui l’Église renouvelle l’annonce des premiers disciples : ‘‘Jésus est ressuscité’’. Et de bouche en bouche, de cœur en cœur, elle rappelle l’invitation à la louange : ‘‘Alléluia… Alléluia’’. Ce matin de Pâques, jeunesse éternelle de l’Église et de l’humanité tout entière, je voudrais adresser à chacun d’entre vous les premières paroles de la récente Exhortation apostolique consacrée en particulier aux jeunes :

« Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc : Il vit et il te veut vivant ! Il est en toi, il est avec toi et jamais ne t’abandonne. Tu as beau t’éloigner, le Ressuscité est là, t’appelant et t’attendant pour recommencer. Quand tu te sens vieilli par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il sera toujours là pour te redonner force et espérance » (Christus vivit, nn. 1-2).

Chers frères et sœurs, ce message est adressé en même temps à chaque personne et au monde entier. La Résurrection du Christ est le début d’une vie nouvelle pour chaque homme et chaque femme, parce que le vrai renouvellement part toujours du cœur, de la conscience. Mais Pâques est aussi le début du monde nouveau, libéré de l’esclavage du péché et de la mort : le monde finalement ouvert au Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de paix et de fraternité.

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Regina Caeli du lundi saint


Toutes les homélies du pape


La semaine sainte à Paris, après l’incendie de Notre-Dame de Paris


Homélie de Mgr Michel Aupetit – Messe chrismale à Saint-Sulpice

© Diocèse de Paris

[Extrait] Notre chère cathédrale est à genoux. Nous savons bien qu’elle est bien autre chose qu’un tas de pierres. Toutes les réactions du monde entier le montrent. Car quelle est la différence entre un tas de pierres et une cathédrale ? C’est la même différence qu’entre un amas de cellules et une personne humaine. Un tas de pierres et un amas de cellules ne sont qu’un amoncellement informe. Dans une cathédrale ou une personne humaine, il y a un principe d’organisation, un principe d’unité, une intelligence créatrice. L’autre chose qui unit la cathédrale et la personne humaine, c’est l’onction qu’elles peuvent recevoir pour manifester une transcendance, une présence divine qui leur confère un caractère sacré.

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Homélie de Mgr Michel Aupetit – Célébration de la Sainte Cène à Saint-Sulpice

[Extrait] Beaucoup de gens me demandent : « Pouvez-vous donner un sens à ce qui est en train de se passer ? » Il est toujours facile de donner du sens a posteriori sur les événements que nous avons à vivre. Mais qui aurait pu dire quoi que ce soit avant la destruction de Notre Dame ?

Le véritable sujet est de comprendre la logique de Dieu. En cette semaine Sainte, nous vivons deux convictions. La première est celle de Pâques. D’un mal terrible que Dieu n’a pas voulu mais subi, Dieu peut tirer un bien plus grand. C’est la logique de Pâques. Du mal absolu de la mort du Christ, Dieu le Père avec l’assentiment de son Fils bien aimé tire un bien immense : la Résurrection qui ouvre la vie éternelle à l’humanité et le Salut de la multitude. Notre seconde conviction est celle de l’inversion évangélique que nous vivons en ce soir de la Sainte Cène : « Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers »

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Homélie de Mgr Michel Aupetit – Messe de Pâques

© Diocèse de Paris

[Extrait] « On enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a déposé » c’est le témoignage essoufflé de Marie-Madeleine aux deux apôtres Pierre et Jean. Où est le corps du Seigneur ?

C’est la question qui s’est posée lundi soir au plus fort de l’incendie de Notre-Dame de Paris : « Où est le corps du Seigneur » ? Il fallait sauver la cathédrale, le trésor, constitué des pièces d’orfèvrerie accumulées au cours des siècles. Il fallait aussi sauver, pour les croyants, cette relique infiniment précieuse : la couronne d’épines de Jésus ramenée par le roi Saint-Louis.

Mais une question angoissante a surgi dans mon cœur : « Où est le corps du Seigneur » ? A-t-on pu sortir le Saint Sacrement ? Le Corps de Jésus qui était dans le tabernacle ?

C’est pour ce Corps, voilé sous l’apparence d’une miette de pain qu’a été construite cette cathédrale. Qu’est-ce qui est le plus précieux ? La cathédrale, le trésor ou la miette de pain ?

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Notre-Dame de Paris : quel sens donner à ces évènements ?

Lundi 15 avril, 18h50 : la cathédrale Notre-Dame de Paris est la proie des flammes. Nous vous partageons ici quelques ...