Autriche : une formation à l’évangélisation

Vienne-3

A Vienne en Autriche, a eu lieu fin septembre un week-end de formation à l’évangélisation pour les membres de l’Emmanuel, à l’invitation du Cardinal Schönborn. S’y sont ainsi retrouvés 150 membres de la Communauté venus de Slovaquie, de Tchéquie, de Slovénie, d’Autriche,  de Belgique, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas et de France. Nous vous livrons ici le témoignage d’Emilie Guignot, membre de l’Emmanuel à la paroisse Saint Laurent de Paris (Xème).

Emilie Guignot © Communauté de l'Emmanuel 2014« Ce qui m’a tout de suite touchée, c’est l’atmosphère très fraternelle de la rencontre : nous venions de différents pays et ne nous connaissions pas, mais il y avait une vraie proximité, une sorte de « connivence » entre frères et sœurs de la Communauté, ainsi qu’une vraie joie : celle d’appartenir à la même communauté et d’accourir à l’appel de la mission. Les signes de cette joie : nos sourires, la bonne ambiance et… la danse spontanée, en plein air le samedi soir, sur les chants du Carnet Vert ! Ensuite, j’ai bien sûr été très touchée par les différents temps de formation du week-end. Je pensais en savoir déjà « pas mal » sur la mission… j’ai compris qu’être missionnaire, c’est être toujours en « apprentissage », car on n’a jamais fini de grandir sur ce chemin. J’ai également compris ce que notre Pape François ne cesse de nous répéter ces derniers temps : l’urgence d’une « conversion pastorale » dans l’Eglise et pour chacun de nous ! Cette conversion pastorale consiste à faire l’expérience, « de l’intérieur », que l’évangélisation est avant tout une « attitude ou une posture du cœur ».

Nous avons tenté, lors de temps d’échanges collectifs, de définir de quoi cette attitude est faite : d’humilité, de décentrage de soi-même pour se tourner vers l’autre, de miséricorde, d’écoute, d’attitude de service, de regards d’accueil et de bienveillance posés sur l’autre. Une liste qui n’est pas exhaustive, notre modèle doit être Jésus lui-même. Le miracle, c’est que mes paroles et mes actes de disciple missionnaire jailliront tout simplement de cette attitude intérieure ! Quelle prise de conscience pour moi ! Cela change tout dans ma rencontre avec autrui, qu’il soit d’ailleurs croyant ou pas : toute rencontre doit être celle d’un être humain à un autre être humain, directement d’un cœur à l’autre, en faisant abstraction de toutes autres considérations sociales, culturelles ou professionnelles. Quel programme, je n’ai pas fini de méditer cela dans ma prière et dans l’adoration !

Je suis revenue de Vienne transformée, le cœur rempli d’une joie profonde et durable. Depuis, je prie ardemment Sainte Thérèse de Lisieux, co-patronne des missions, de m’aider à vivre cette conversion pastorale et à me faire humble serviteur de mes frères et sœurs en humanité. Avec accroché au cœur, un sentiment inaltérable de respect et d’émerveillement devant la beauté et la dignité de chaque personne humaine. »

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