Violences et abus : un nouveau dispositif de prévention et de protection des personnes

Avec la création de deux instances distinctes

La Communauté de l’Emmanuel fait évoluer son organisation pour mieux prévenir les violences et les abus, protéger les personnes et accueillir celles qui souhaitent signaler une situation. Jusqu’à présent, ces différentes missions étaient réunies au sein de la CPLA (Commission de Prévention et de Lutte contre les Abus). Elles seront désormais confiées à deux instances distinctes et complémentaires : la CESA (Commission d’Ecoute, de Suivi et d’Alerte) et le dispositif de safeguarding.

Le nouveau dispositif est pensé comme un système global de prévention et de protection des personnes qui repose sur une distinction claire entre, d’une part, le soin des personnes et d’autre part le système de prévention et de protection.

Cette évolution est le fruit d’un important travail mené depuis plusieurs mois avec des personnes extérieures à la Communauté pour renforcer la clarté des responsabilités, l’indépendance des traitements et l’efficacité des actions menées.

Ce nouveau dispositif poursuit 4 objectifs :

  1. Gouverner : donner le cadre et porter l’engagement pour déployer les orientations de façon cohérente dans l’ensemble des activités et zones.
  2. Prévenir : mettre en place des actions concrètes de prévention pour agir en amont, au quotidien.
  3. Alerter et Agir : mettre en place des dispositifs et des protocoles pour favoriser la parole et réagir vite et bien.
  4. Prendre soin des personnes : accueillir et accompagner les personnes victimes.

Désormais, il existe donc deux instances distinctes et complémentaires.

La CESA : Commission d’Écoute, de Suivi et d’Alerte

La mission de cette instance autonome est d’écouter, de suivre les situations des personnes victimes ou plaignantes et d’émettre des préconisations.

Par son fonctionnement collégial et son expertise, elle garantit une écoute attentive des personnes concernées et une analyse rigoureuse des situations.

Depuis l’adhésion de la Communauté de l’Emmanuel à la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) en avril 2026, la CESA veille à orienter prioritairement les personnes victimes vers ce dispositif lorsque celui-ci est compétent et lorsque la personne souhaite le saisir.

Si la personne ne souhaite pas saisir la CRR ou si sa situation ne relève pas du champ de compétence de la CRR, la CESA peut alors proposer un suivi adapté, selon des modalités à ajuster au cas par cas.

Le responsable de la CESA est Fabrice de Seze, nommé par le Modérateur Général de la Communauté, avec l’accord du Conseil International de la Communauté. Il est secondé par Marie-Aline Hauville.

Le dispositif de safeguarding

Sous l’autorité du Gouvernement international, ce système s’appuie sur un Responsable Safeguarding (RSG) dont le recrutement est en cours de finalisation. Il est chargé de la construction, la mise en œuvre et le suivi de la politique de prévention des violences sexuelles et de toute forme d’abus au sein de la Communauté de l’Emmanuel, ainsi que du plan d’actions de prévention et de protection des personnes.

Il s’appuie sur un Comité de Coordination et Prévention (CCP) et un réseau de référents déployés dans les différentes zones géographiques et activités de la Communauté.

Ensemble, leur mission est de prévenir les violences sexuelles et tous types d’abus, poser les règles et les bonnes pratiques, veiller à leur application et former les membres et les salariés de la Communauté, pour favoriser une amélioration continue au service des personnes et de la mission.

Ce dispositif est également un moyen d’inscrire la prévention et la protection des personnes dans l’ensemble de la vie et des activités de la Communauté, et ainsi participer progressivement à un changement de culture.

Cette nouvelle organisation vise à garantir une meilleure coordination nationale et internationale, une mise en œuvre effective des décisions prises par le Gouvernement, ainsi qu’une prise en compte régulière des enseignements issus des situations rencontrées sur le terrain. Elle marque également une nouvelle étape dans notre engagement pour prévenir les violences et les abus, protéger les personnes et mieux accueillir leur parole.

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