« Le Rocher est devenu ma famille »

Après avoir beaucoup reçu, Kelya est aujourd'hui bénévole !

Kelya a rencontré le Rocher à l’âge de 6 ans, à Grenoble, pendant une animation de rue. « J’ai grandi avec les volontaires » raconte la jeune fille qui vient d’avoir 19 ans. « Aujourd’hui, je comprends qu’ils venaient simplement aimer. »

Désormais à Lyon depuis la rentrée, pour ses études, Kelya a décidé de s’engager comme bénévole au Rocher de Lyon : « J’ai beaucoup reçu, à mon tour de transmettre ce qui m’a été offert gratuitement. »

Un témoignage d’espérance qui invite à s’interroger : et si la mission au Rocher était aussi pour moi ? 

Kelya

« Je m’appelle Kelya, j’ai 19 ans et je viens de Grenoble. Je suis d’origine congolaise et je suis l’aînée d’une fratrie de trois enfants.

J’ai grandi dans une famille chrétienne, mais qui ne pratiquait pas vraiment. Nous avons vécu pendant seize ans dans un quartier populaire de Grenoble. Quand j’étais petite, le quartier n’était pas tout à fait comme aujourd’hui. Il y avait déjà des difficultés, mais aussi beaucoup d’entraide, beaucoup de vie. J’ai aimé grandir dans ce quartier. J’étais une petite fille souriante, qui aimait jouer et qui détestait les conflits.

Le Rocher est entré dans ma vie quand j’avais 6 ans, grâce à une animation de rue, au pied de mon immeuble, où l’on nous proposait de faire de la musique. À l’époque, je ne pouvais pas imaginer que quelques jeux dans la rue allaient changer toute ma vie.

J’ai grandi avec les volontaires. Année après année, je voyais ces jeunes quitter leur famille, leurs amis, leurs études ou leur travail pour venir vivre au milieu de nous. Enfant, je ne comprenais pas pourquoi ils faisaient cela. Aujourd’hui, je comprends qu’ils venaient simplement aimer. Ils ne sont pas venus nous sauver, ils sont venus partager notre quotidien et nous rappeler que nous avions tous une valeur infinie.

En 2021, j’avais 14 ans, les volontaires allaient à Paray-le-Monial et m’ont proposé de venir avec eux. Je ne savais pas que ce séjour allait complètement changer ma vie. Pendant une veillée, je suis allée parler à un prêtre qui m’a posé une question toute simple : « Qu’est-ce que tu pourrais faire pour te rapprocher de Dieu ? » Sans réfléchir, alors que cette idée ne m’avait jamais traversé l’esprit, j’ai répondu : « Le baptême. »

Je suis encore émerveillée de cette réponse, parce que je suis persuadée qu’elle ne venait pas de moi, mais que Dieu l’a déposée dans mon cœur.

Et comme si le Seigneur voulait me faire un clin d’œil, j’ai découvert que, parmi tous les prêtres présents, celui avec qui j’avais parlé venait de Grenoble… et même de la paroisse de mon quartier. Pour moi, ce n’était pas un hasard.

À mon retour, j’ai demandé le baptême. Le jour de mon baptême restera l’un des plus beaux jours de ma vie. Bien sûr, ma famille était là. Mais il y avait aussi de nombreux bénévoles, salariés, services civiques et anciens volontaires du Rocher. En les voyant tous réunis autour de moi, j’ai compris qu’ils n’étaient plus simplement des personnes croisées au fil des années. Ils étaient devenus ma famille. Une famille que Dieu m’avait donnée.

Grâce au Rocher, j’ai tissé des amitiés pour la vie. Je pense notamment à un ancien volontaire. Je me souviens encore de notre première rencontre. Il faisait un tour de rue et nous nous sommes croisés par hasard. En discutant, j’ai appris qu’il venait du Havre. Alors, évidemment, je me suis moquée de lui parce que Le Havre venait de perdre contre Grenoble en Ligue 2 ! Nous avons beaucoup ri. Cette rencontre, qui semblait si simple, est devenue une véritable amitié. Aujourd’hui, nous nous écrivons souvent, nous rions encore ensemble et j’ai même eu la joie d’être présente à son mariage.

Quand je regarde mon histoire, je me demande parfois où je serais aujourd’hui sans le Rocher. Honnêtement, je ne sais pas. Ce que je sais, en revanche, c’est que grâce à des jeunes qui avaient la foi et qui sont venus habiter dans mon quartier quelques mois avec Le Rocher, j’ai pu rencontrer le Christ et découvrir que Dieu avait une place dans ma vie.

En cette rentrée, je viens de quitter Grenoble pour poursuivre mes études à Lyon. C’est une grande étape. Je vais vivre loin de ma famille, dans une ville où tout sera nouveau. C’est pourquoi j’ai décidé de m’engager bénévolement au Rocher de Lyon. Pendant des années, des volontaires ont donné de leur temps pour moi, gratuitement. Aujourd’hui, c’est à mon tour de donner quelques mois de ma vie. J’ai beaucoup reçu, à mon tour de transmettre à d’autres ce qui m’a été offert.

Je sais aussi que le Rocher sera un lieu où je pourrai continuer à être entourée, encouragée et aussi portée dans ma foi. Parce que le Rocher n’est pas seulement une association. C’est une famille, une famille bien plus grande que celle dans laquelle je suis née.

Si je peux vous laisser avec une seule idée aujourd’hui, c’est celle-ci : ne sous-estimez jamais l’impact de votre présence. Vous ne verrez peut-être pas immédiatement les fruits de votre engagement. Vous vous demanderez peut-être à quoi bon jouer avec des enfants, boire un café ou discuter dans la rue. Pourtant, des années plus tard, je suis là moi aussi  comme bénévole au Rocher de Rillieux-la-Pape. Qui aurait pu imaginer ça pour moi ?

Moi, aujourd’hui, je peux le dire : Le Rocher a changé ma vie, m’a donné une famille, des amis. J’ai rencontré Jésus. Et pour tout cela, je lui en serai reconnaissante toute ma vie.»

En mission au Rocher : pourquoi pas toi ?

Il n'est pas trop tard pour s'engager cette année...

sur Facebook
par Whatsapp
par mail