4 rencontres jusqu’à Dieu – Témoignage de Didier

Il a suffit 4 rencontres pour que Didier fasse la rencontre ultime. 4 rencontres avec l’Eglise qu’il nous raconte dans ce témoignage. 

Bonsoir à toutes et à tous. J’espère que vous m’entendez bien. J’ai grandi dans une famille chrétienne. Sur le papier, il fallait être baptisé, avoir fait sa communion et être confirmé. Donc j’ai passé ce rituel et finalement, après ce fut une morne plaine. J’ai vécu mon adolescence de manière un peu agitée. Dans une situation familiale un peu perturbée, à l’origine de souffrances qui m’ont conduit sur des chemins tortueux, dans l’obscurité parfois des ténèbres. Finalement, j’ai poursuivi des études et j’ai commencé des études de médecine jusqu’à ce que je rencontre Martine. J’étais plutôt dans l’ombre ou en tout cas pas dans la lumière et surtout dans la tristesse. Et j’ai rencontré Martine qui, elle, était chrétienne. Donc ça, c’était ma première rencontre. Martine était joyeuse : elle avait toujours le sourire, beaucoup d’humour et elle avait une foi qui débordait vraiment. Elle m’a profondément bouleversé. On s’est rencontré au mois de janvier et on s’est marié au mois de décembre. On n’a pas perdu de temps mais pour moi, ça a été bouleversant. Et en effet, c’est encore aujourd’hui une aventure extraordinaire pour moi. Par sa foi, Martine me disait « On va à la messe », et je disais « Bah oui, puisque ça fait plaisir » donc on allait à la messe. Et puis les mois, les années passent. Une année, deux années, trois années, quelques années de mariage. Et arrive notre première fille, Marjorie. Et puis par la suite, quelques années après, des jumeaux Florian et Lorraine. Et moi, je commence à traîner des pieds pour aller à la messe. Je viens juste pour faire plaisir à Martine. Les années passent et notre fille aînée, qui a six ans, dit un jour « Bon, puisque papa ne va pas à la messe, je ne vois pas pourquoi j’irais ! » Je ne vous raconte pas la tête de Martine. Là, elle me dit « Écoute, non, ça ne peut plus durer comme ça. Moi, je vais à la messe, toi tu n’y vas pas et les enfants veulent plus y aller, donc il faut absolument qu’on fasse quelque chose. » Donc elle a demandé à des amis ce qu’elle pouvait faire. Ils lui ont dit qu’il avait un groupe de prière. On habitait Brest à l’époque et le groupe de prière était à Plougastel, c’était un groupe charismatique. Martine y va et en revenant, elle me dit « C’était très sympa, tu devrais venir ! »

Mais bon moi… enfin je lui dis « d’accord si ça te fait plaisir » et me voilà parti. Là-bas, je vois un groupe de personnes, donc des chrétiens, donc deuxième rencontre des chrétiens joyeux. C’était la première fois que je rencontrais des chrétiens joyeux mais vraiment très très joyeux. Et joyeux d’être ensemble. Et en plus, il y avait une particularité, c’est qu’ils chantaient les bras en l’air. Il y avait des chants un peu bizarres qu’ils appelaient le chant en langue. Je ne comprenais rien du tout, mais je trouvais ça très beau et c’était très joyeux. Et puis en plus, il y a quelque chose qui m’a marqué. C’est le fait que dans ce groupe, il y avait des personnes très très différentes. La première personne que j’ai remarquée, c’était une personne qui était manifestement SDF. Il y avait un officier de marine, un médecin que je connaissais, des ouvriers, des agriculteurs, des personnes sans emploi et il y avait des personnes handicapées. Tout le monde était là, joyeux, de se retrouver, de chanter ensemble, de prier ensemble. Et ça, ça m’a vraiment marqué parce que je n’avais jamais rencontré ça. Et en plus, à l’issue du groupe de prière, ils sont venus me voir, me saluer, m’accueillir. Et jamais j’ai été accueilli comme ça dans une assemblée un dimanche. Jamais, vraiment. Je me suis senti accueilli tel que j’étais. Martine me dit « Comment tu as trouvé ? – C’était super. » Donc c’est bizarre, mais c’est quand même plutôt sympa. Donc j’y suis retourné. Je l’ai accompagnée finalement chaque semaine pendant quelques mois. Et puis nous sommes invités à être présent pour la confirmation d’un enfant venant d’amis sur Loudéac. Et lors de cette confirmation, on s’était retrouvé après. Voilà, on discutait. Et le grand père qui était là, qui s’appelait Pierre dit « Écoute Didier, manifestement, tu devrais aller faire une retraite » Euh une retraite comment dire…

 

Non, la retraite franchement, ce n’est pas mon truc. Mais quelques jours après Pierre, (et c’était la troisième rencontre) m’a envoyé un petit dépliant pour m’inviter à participer à une retraite sur l’accompagnement psycho spirituel. Nous habitions Brest, c’était à Nîmes, et dans la communauté des Béatitudes. Et je ne sais pas pourquoi mais en lisant ce papier, je me suis dit « Il faut que j’y aille ! ». C’était une retraite qui était réservée aux médecins, prêtres et infirmiers. Donc j’ai traversé la France et j’y suis allé sans trop savoir ce que j’allais vivre là-bas. Comme toute retraite, c’était détente, silence, temps de prière, enseignement, etc… Et le mardi soir, il y avait une prière à 20h30 . Il y avait l’adoration du Saint-Sacrement et il y avait la prière des frères. Donc ça, c’était la quatrième rencontre, la prière des frères. Donc des frères qui priez pour vous. Je ne sais pas pourquoi je voyais des personnes aller vers deux frères qui leur mettez la main dans le dos, qui priaient avec des chants bizarres. Et le Saint-Sacrement qui était là, mais je ne savais pas trop ce que ça représentait. Et puis finalement, je suis dit puisque tout le monde y va, je vais y aller aussi. Donc j’y vais, et les frères me demandent si je veux qu’on prie pour moi « Bah oui, je suis là donc allé on y va… » Je ne sais pas ce que j’ai demandé mais quand la prière s’est arrêtée, je suis retourné à ma place. Et là, j’étais face au Saint-Sacrement. Je me suis agenouillé et là, ça a été la rencontre décisive. Cette rencontre a transformé ma vie. Jésus (parce que j’ai compris que c’était Jésus) qui était là, présent devant moi et est même moi tel que j’étais, avec mes pauvretés, avec mes richesses, avec ce que j’étais, avec moi et tel que j’étai. Merci, Seigneur, de m’aimer tel que je suis. Et ça transformer mon existence. Ça a transformé notre vie, ma vie personnelle, notre vie de couple, notre vie de famille. Et je rends grâce à Dieu aujourd’hui pour les cinq enfants que nous avons. Je rends grâce à Dieu pour toutes ces rencontres et ces quatre rencontres décisives, ces frères qui sont venus à ma rencontre pour témoigner de leur foi avec en premier, mon épouse Martine, ces frères du groupe de prière, Pierre et ses frères qui ont prié pour moi. Et aujourd’hui, le Seigneur m’invite vraiment à aller, moi aussi, à la rencontre de mes frères. Merci Seigneur pour ces rencontres.

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