14e Journées de bioéthique

Journées de bioéthique 2015

« Porter notre regard sur ce qui est bon ». C’était l’invitation lancée pour l’homélie du 13 novembre, au matin du lancement de la 14ème édition des Journées de Bioéthique, qui avait lieu les 13, 14 et 15 novembre à Paray-le-Monial.

Juristes, travaillant dans les ressources humaines, l’enseignement ou le milieu médical, les Journées de bioéthique ont réuni environ 400 participants venus à Paray-le-Monial recevoir des clés de compréhension pour développer leur conscience face à des changements sociétaux dont ils ne mesurent pas toujours la portée. « 50 % des participants viennent pour la première fois », constatait l’équipe d’organisation. Pour chacun, il y a le désir de changer le monde et de s’engager un peu plus pour contribuer à le rendre meilleur.

La gloire du corps ? Le thème invitait à s’interroger sur le regard que nous portons sur le corps. « Nos sociétés occidentales ont un rapport curieux au corps : il est surexposé et pourtant nous avons beaucoup de mal à le regarder. À l’accepter. » introduisait Sophie Mouquin, directrice des études à l’Ecole du Louvre. Exposé, survalorisé, utilisé, marchandisé, modifié, morcelé, abîmé, détruit… le corps est l’objet de nos expériences souvent plus que de nos soins, de notre violence plus que de notre respect. Comment s’étonner alors, lorsqu’une telle violence s’exerce dans des lieux comme l’hôpital qui devraient être les plus respectueux de la vie, que cette violence explose dans les rues ?

Jean-Guilhem Xerri, dans sa conférence sur les enjeux du transhumanisme, expliquait : « Ce qui fait le lit du transhumanisme, c’est notre manque d’humanité. Si nous ne sommes plus capable d’aider, d’écouter, de soigner, d’être présent aux côtés de ceux qui souffrent, alors nous ne pourrons nous plaindre que l’on mette des robots à notre place ». Avant de conclure : « la foi chrétienne nous donne des raisons d’espérer en l’homme alors qu’il y a tant de raisons de désespérer de lui. » Des mots qui prenaient une consonance toute particulière au lendemain des attentats de Paris.