đť…  « Voici NoĂ«l (Une lumière s’est levĂ©e) » en trois questions

A l’approche de Noël, Emmanuel Music sort son nouveau clip : Voici Noël (Une lumière s’est levée).  Il reprend « Une lumière s’est levée », un chant de l’Emmanuel de 1981, et ce « Sussex carol » du XVIIème siècle, traditionnel en Angleterre, intitulé « On Christmas night, all Christians sing ». Bas Suijkerbuijk, responsable d’Emmanuel Music, a traduit ce chant. Nous l’avons rencontré.

Bas, pouvez-vous nous dire d’où vient ce chant « Voici Noël » ?

A l’origine, c’est un « Sussex carol », c’est-à-dire un chant de Noël, de la région du Sussex, très populaire en Angleterre. En anglais, son titre est : « On Christmas night all Christians sing ». Le texte original a été écrit par Mgr Luke Wadding, un évêque irlandais, en 1684. On a repris les grandes idées pour en faire un chant français, avec l’intention de nourrir les traditions de Noël en France.

Je viens des Pays-Bas : que ce soit chez moi, en Angleterre ou encore en Allemagne, on chante beaucoup dans les rues à l’approche de Noël. On peut même faire du porte à porte. Cela nous est très familier, que nous soyons croyants ou pas d’ailleurs. Les gens sont très ouverts pour écouter ces chants qui annoncent la naissance du Sauveur, très ouverts aussi pour recevoir une parole de Dieu. En traduisant ce chant, nous avions envie de proposer des chants qui puissent être chantés pendant des temps d’évangélisation dans la rue, mais aussi dans les églises, soit pendant la liturgie, soit avant la messe, soit comme hymne pour les vêpres… pour élargir la tradition. Donc des chants très ouverts pour parler largement mais qui disent quand même l’essentiel !

Justement, que raconte ce chant ?

Dans le premier couplet, les anges ont apporté la grande nouvelle. Dans le deuxième couplet, Jésus est né, on continue dans l’annonce. Il ne faut plus être triste, on parle d’une libération profonde des fardeaux qui pèsent sur nos épaules. Et dans le troisième couplet, cela ouvre notre cœur et engendre un vrai bonheur. Enfin, le feu vient illuminer nos ténèbres que nous connaissons si bien. Et on termine en chantant la gloire de Dieu au plus haut des cieux.

Il s’agit d’un chant de louange où ciel et terre se rencontrent. Les anges nous annoncent la joie venue du ciel et nous nous unissons au chant des anges. Le ciel vient nous visiter et le Seigneur nous ramène vers Lui. Dieu devient homme pour que nous devenions Dieu.

Il existe une partition classique mais dans le clip, nous jouons une partition plus pop. On essaye de marier du classique avec du populaire. Cela montre que le même chant peut être utilisé dans des circonstances différentes.

Qu’est-ce qui vous touche particulièrement dans ce chant ?

J’ai toujours beaucoup aimé ce chant. Nous avons un CD de la chorale de Canterburry et depuis plus de 20 ans, tous les ans, nous écoutons et chantons ce chant en famille, en anglais. Pour nous, ce chant, c’est Noël. Il y a une grande invitation dans ce chant, à entrer dans la joie et dans la nouveauté de l’événement de la naissance de Jésus. Quand on le chante dans sa version classique, le rythme est musicalement inhabituel, très ample. Ce rythme me surprend à chaque fois et personnellement me conduit à accueillir cette nouveauté toujours complète, même 2000 ans après les faits historiques. Dieu se fait homme et c’est une nouveauté radicale.

Comment peut-on utiliser liturgiquement ce chant ?

Ce chant n’est pas facile à utiliser dans la liturgie mais il peut être éventuellement chanté au début de la messe. L’idéal est de l’entonner avant la messe, spécialement avant la messe de minuit, comme une invitation à entrer dans la célébration du mystère de Noël. Et bien sûr, lors de temps d’évangélisation de rue. N’hésitons pas !

Il y a deux chants dans ce clip : après « Voici Noël », vous avez repris « Une lumière s’est levée », écrit par Jean-Marc Morin, il y a 40 ans. Quelle était votre intention ?

Jean-Marc Morin n’est pas musicien et ce chant lui a été « donné » : c’est incroyable ! Notre intention était de redécouvrir et de faire revivre du « traditionnel », des chants connus du répertoire de l’Emmanuel, avec des chants nouveaux.

Je trouve que dans ce chant c’est la fête, mais une fête avec de la profondeur. Il y a une qualité de célébration liturgique dans ce chant. On chante et tout le monde répond « Alleluia » !  La partition est vivante. Même si on n’a pas le texte devant soi, on peut participer en chantant « Alleluia. »  

Ce chant va au-delà de Noël…

Oui, ce chant va plus loin que la naissance de Jésus en tant que telle. Le temps de Noel est constitué de deux périodes : depuis le renouveau liturgique, la première va jusqu’à l’Epiphanie, la deuxième de l’Epiphanie jusqu’au baptême de Jésus, qui est une fête assez nouvelle.

Pendant le premier temps, on fait mémoire de la naissance et de l’Incarnation du fils de Dieu en tant que tel.

Pendant le deuxième temps, on fête, on célèbre le fait que Dieu se soit manifesté au monde entier. A l’Epiphanie, lorsque Dieu se manifeste aux rois mages, cela signifie qu’il se manifeste aux nations païennes. Et puis, il continue de se manifester par des signes, comme lors des noces de Cana et de son baptême. Ce chant parle aussi de ce deuxième temps à partir de l’Epiphanie.  

S’il fallait retenir une chose de ce chant qui nourrit votre prière ce serait laquelle ?

C’est la dimension participative. J’ai toujours envie de le chanter. Il me rappelle la basilique de Paray-le-Monial pendant le temps de Noël, les vêpres… Il y a quelque chose de grandiose dans ce chant qui m’a toujours relevé.

Et j’imagine qu’on peut le chanter jusqu’au baptême de Jésus ?

Bien sûr ! On peut le choisir comme chant d’entrée de la messe du jour de Noël, mais aussi pour débuter les messes de tout l’Octave de Noël et bien sûr de la messe de l’Epiphanie. Il est exaltant, participatif et festif et convient donc très bien en entrée.

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"Voici Noël" (Une lumière s'est levée)

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