Un carême avec Bilbo le Hobbit

Peut-on rendre le carême accessible aux personnes hors de l’Église ? C’est ce que proposent les sanctuaires de Paray avec un livret inspiré de Laudato si, et qui s’appuie sur le célèbre roman Bilbo le Hobbit.

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La démarche est simple : prendre 2 livrets et inviter une personne de son entourage, si possible éloignée de l’Église, à vivre le parcours proposé avec elle. Les sanctuaires de Paray-le-Monial ont spécialement travaillé le livret de carême afin qu’il soit accessible à tous. Inspiré de Laudato si, l’encyclique la plus « grand public » du Pape François, il propose en guise d’introduction de chaque semaine un petit extrait du roman Bilbo le Hobbit écrit par J.R.R. Tolkien, l’auteur du célèbre Seigneur des Anneaux. Le lecteur y trouvera également un texte de la Bible par semaine, et une petite question ou démarche proposée chaque jour.

C’est en écoutant Jésus dire « Je veux répandre les flammes de mon amour par ton moyen » à sainte Marguerite-Marie que les sanctuaire de Paray ont eu l’idée de mettre en place ce projet. Parce que nous sommes tous appelés à porter ce message d’amour à tous, le moyen de la rencontre est le lieu privilégié, qu’il est proposé un rendez-vous par semaine avec la personne choisie pour parler des changements que le parcours aura provoqué en elle. En effet, sur le fond, l’idée est de revisiter son quotidien à la lumière des grandes idées de Laudato si.

En bref

Chaque semaine, un thème, un texte de la Bible, un court extrait de Bilbo le Hobbit, et un temps de partage.

Chaque jour, une démarche proposée.



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Un exemple :


Chaque semaine du parcours est orientée vers un thème différent. La première semaine est consacrée à la gratitude. Elle est introduite par cet extrait du Hobbit :

« Jusqu’à la fin de ses jours, Bilbo ne devait jamais se rappeler comment il s’était trouvé dehors, sans chapeau, sans canne, sans argent, sans rien de ce qu’il prenait généralement pour sortir ; il avait laissé son second petit déjeuner à demi consommé, la vaisselle aucunement faite, ayant fourré ses clefs dans la main de Gandalf, il avait dévalé le chemin de toute la vitesse de ses pieds poilus, passé devant le grand Moulin, traversé L’Eau et poursuivi sur une bonne demi-lieue. Il était bien essoufflé, en arrivant à Près de L’Eau comme 11 heures sonnaient, et il constata alors qu’il avait oublié son mouchoir ! – Bravo ! s’écria Balïn qui, du seuil, surveillait la route. »

Puis le livret propose pour chaque jour une question ou une démarche comme le premier dimanche :

Je me promène dans mon quartier et je remarque ce qu’il y a de beau, autant dans les personnes qui m’entourent que dans la nature, même si je vis au cœur d’une grande ville. J’ose m’arrêter quelques secondes, toucher, écouter, sentir pour prendre le temps de l’apprécier et de m’en réjouir.

Enfin, un texte de la Bible est donné comme inspiration de la semaine :

Moïse dit au peuple au désert : Le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu. Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen nomade, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse. Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage. Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges. Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel. Et maintenant voici que j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, Seigneur. » Ensuite tu les déposeras devant le Seigneur ton Dieu et tu te prosterneras devant lui. (Livre du Deutéronome, chapitre 26, 4-10)

Il est proposé de prendre le temps de partager chaque semaine avec la personne à qui l’on a proposé de suivre ce parcours.