“Tous écoutaient stupéfaits” – témoignage de temps de prière dans un EHPAD

Béatrix sœur consacrée de la Communauté de l’Emmanuel, nous témoigne des temps de prières qu’elle anime auprès des personnes âgées d’un EHPAD, et particulièrement de la manière dont Notre Dame de Fatima a touché certains résidents.

Un samedi par mois, dans le cadre du service évangélique des malades d’une paroisse confiée à des prêtres de la communauté de l’Emmanuel, nous nous allons, avec une petite équipe de paroissiens et de membres de la Communauté de l’Emmanuel, animer un temps de prière dans le cadre d’un établissement d’hébergement pour des personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Comment s’organisent ces temps

A 10h45, nous arrivons et après avoir confié notre service au Seigneur Jésus et à la Vierge Marie, nous organisons un beau coin prière dans la bibliothèque de l’établissement : un grand panneau en hauteur représente le Christ Miséricordieux. En dessous, nous installons un autel avec une nappe blanche, un beau crucifix, avec à droite un support ouvragé pour y placer la Parole de Dieu et à gauche une belle statue de la Vierge Marie ornée d’un joli bouquet de fleurs. Une petite bougie est allumée devant. Tout est prêt. Pendant ce temps, les membres de l’équipe, vont chercher les résidents qui souhaitent venir. A 11h30, nous commençons par un temps de louange. Nous invoquons l’Esprit Saint puis nous lisons l’évangile du jour. De manière interactive, nous demandons aux personnes âgées, ce qu’elles ont retenu ou ce qui les a touchées. Un petit commentaire de la Parole de Dieu leur est proposé. Ensuite, pendant 10 à 15 mn, nous leur faisons découvrir un lieu d’apparition mariale et le message que la Vierge y délivré. Ensuite, nous terminons le temps par la récitation du chapelet avec les intentions des résidents ou des intentions confiées par la paroisse ou le diocèse.

Quelques témoignages

Un jour, où nous évoquions, les apparitions de Notre-Dame de Fatima, les prêtres de la paroisse nous avaient prêté une belle statue qui la représentait. De manière exceptionnelle, le temps de prière avait été organisé dans une partie de la salle à manger. Ce jour-là de nombreux résidents étaient venus. Nous leur avons présenté le message des apparitions de Fatima dans toute sa richesse. On aurait entendu une mouche voler dans la salle tant la qualité du silence était extraordinaire. Il y avait comme une onction de paix très étonnante ce jour-là sur l’assemblée. A la fin, j’ai réalisé que, dans notre équipe, nous avions une personne qui avait été guérie miraculeusement à la suite d’une soirée de prière charismatique animée par Damian Stayne. Cette sœur qui venait habituellement avec deux béquilles pouvait à présent s’en passer. Nous avons annoncé la bonne nouvelle aux personnes âgées qui se réjouissaient pour elle. En en tournant la tête, je me suis rendue compte, que sans bruit, la salle à manger s’était remplie avec tous les autres pensionnaires, non croyants pour la plupart. Tous écoutaient stupéfaits et sont restés recueillis et silencieux pendant que nous disions le chapelet. Nous avions conscience de vivre un moment plus fort que d’habitude.

Plus tard, je suis allée rapporter la statue de Notre-Dame de Fatima. Et des gens sur mon chemin, m’interpellaient en s’extasiant devant la statue. A un tournant, j’entends une femme me dire depuis la fenêtre de sa voiture : « O qu’elle est belle ! ». Je me tourne vers cette personne et lui dis : « Elle vous bénit ! ». « Et elle répond : « J’en ai bien besoin, car j’ai plein de problèmes ». Au même moment, je m’aperçois que cette femme était l’hôtesse d’accueil de l’EHPAD, qui était en repos ce jour-là. Elle continue : « Que cette statue est belle ! J’aimerai bien en avoir une identique ». Je lui réponds : « Eh bien, la Providence, fais bien les choses, j’en ai justement une de petite taille sur le même modèle. Je vous la donnerai ! ». Et quelques temps plus tard, je lui ai proposé de déjeuner ensemble pour lui remettre à cette occasion la fameuse statue. Elle a accepté et nous avons passé un très bon moment. C’était une baptisée qui n’avait pas beaucoup d’instruction religieuse, qui n’allait pas à la messe, mais qui priait à sa façon. Les fruits de cette rencontre (et de la prière du chapelet des résidents) ont été beaux : à la suite de ce repas, cette femme a décidé de rencontrer un des prêtres de la paroisse et de se confesser, ce qu’elle n’avait encore jamais fait !

Par ailleurs, j’avais remarqué qu’une résidente, profondément chrétienne, souffrant beaucoup physiquement et moralement, n’avait pas de crucifix dans sa chambre. Je lui ai proposé de garder dans sa chambre, d’une fois sur l’autre, le beau crucifix sur pied que j’installai sur l’autel pour le temps de prière. Après avoir dit non initialement, elle a dit oui pour nous rendre service. Et depuis, elle est très attachée à ce crucifix, acheté et béni par un prêtre au carmel de Lisieux. Elle l’a reçu comme un cadeau de Thérèse pour mieux supporter ses souffrances et les offrir en union à celles du Christ pour des intentions qu’on lui confie.

De même, nous avons confié à une autre patiente un beau crucifix réalisé par les sœurs de Bethléem. On l’a placé sur un clou en face de son lit. C’est le crucifix qui sert pour la messe mensuelle. Nous lui avons dit que cela nous rendrait service si elle acceptait de le garder. Elle a dit oui et depuis elle s’y est attachée. Un jour, je lui demandai s’il l’aidait pour prier. Elle me dit : « Non, car je dis mes prières comme d’habitude, mais quand je le regarde, j’ai l’impression qu’Il me comprend. »

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