Témoins de l’Amour de Dieu en couple – Témoignage de Nicolas et Séverine

Nicolas et Séverine se sont mariés alors qu’ils n’avaient pas forcément le même rapport à la foi. Il leur aura fallu attendre 10 ans pour que Nicolas puisse faire la rencontre du Seigneur, pour le plus grand bonheur de son épouse qui en a été le témoin privilégié.

Pas toujours évident les relations de couple quand les conjoints ne partagent pas la même relation avec Dieu. Qu’il est facile dans ce genre de situation de se sentir incompris. Après dix ans de mariage, Nicolas et Séverine arrivent enfin à s’accorder sur ce sujet puisqu’à l’occasion d’une session à Paray-le-Monial, Nicolas fait une rencontre privilégie avec Dieu. Une rencontre qui a pris un certain temps et a demandé beaucoup de patience, mais une rencontre qui s’est vécu en couple ! Ils témoignent ensemble : 

 

Nicolas : Vous allez bien ? Nous ça ira mieux dans cinq minutes. Nicolas et Séverine, nous habitons Bordeaux. Nous sommes mariés depuis 26 ans et nous avons la chance d’avoir des enfants entre 18 et 25 ans. Moi, je suis issu d’une famille catholique pratiquante, mais pratiquante uniquement le dimanche, c’est à dire qu’on ne priait pas à la maison. On ne parlait pas de la foi. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir une foi que je ne vivais pas, une foi presque subie tout au long de ma vie. En tout cas, avant que je ne rencontre Séverine.

Séverine : Pour ma part, j’étais issue d’une famille pratiquante, catholique, j’avais la foi vraiment dans les tripes, à tel point que j’avais le désir d’être religieuse. En tout cas, je discernais et après j’ai rencontré Nicolas.

N : Nous nous sommes mariés, et pendant 10 ans, j’ai imposé à Séverine un rythme assez dur. Je n’avais qu’une seule parole dans la bouche, c’était « non ». Elle me proposait quelque chose, c’était « non ». J’étais rude et pourtant, elle essayait. Vous savez que dans « Séverine », il y a un lien avec persévérance. Persévérance, Séverine, c’est la même racine et elle a essayé dans tous les sens. Nous avons fait quelques activités, mais franchement, c’était difficile. Je disais « non », j’avais un cœur fermé, un cœur de pierre. 

S : Et en même temps, avec cette foi que j’avais, j’ai encore l’image quand on s’est engagé religieusement dans le mariage à genoux sur le prie-Dieu, au moment où on s’est dit oui, que le Seigneur s’engageait avec nous. Et du coup, j’étais sûre de cette force que le Seigneur me donnait de croire que ce désir que j’avais de vivre ma foi en couple avec Nicolas arriverait.

N : Donc, il a fallu dix ans. Dix ans après notre mariage, des amis nous ont proposé de venir à Paray-le-Monial et je ne sais pas pourquoi j’ai dit oui. En tout cas, j’ai dit oui à Séverine

S : C’est parce que ce n’était pas proposé par moi par des amis (rire).

N : J’ai dit oui à Séverine en lui disant « De toute façon, j’emmène mes guides de Bourgogne, tu iras faire tes bondieuseries et j’irais visiter la Bourgogne. » C’était le point de départ. Donc on est arrivés. C’était la grande époque (les sessions avant la pandémie), en plus c’était une session au mois d’août. Beaucoup de monde, des grands espaces, des grandes tentes, du bruit. Et puis, effectivement, je ne connaissais pas l’Emmanuel. J’étais un peu surpris, mais curieusement, ce n’est pas le souvenir que je garde. Le souvenir que j’ai eu à ce moment-là, le ressenti que j’ai eu, c’était d’abord la liberté. Je n’étais pas obligé de commencer à 8h, après 9 h, après 10h, j’étais libre de faire ce que je voulais. Pour moi, c’était extrêmement important et ça m’a mis dans une forme de confiance. La deuxième chose qui m’a épaté, c’est le sourire. On m’accueillait, on me souriait et voilà. Donc finalement, j’étais libre, on me souriait, bah c’était le bonheur. Donc, j’ai accompagné Séverine. J’étais plutôt au fond de la salle et pendant un enseignement, j’ai lâché Séverine pour aller me balader et j’ai été au Moulin Liron (parc accueillant les sessions NDLR). Et tout d’un coup, je suis tombé sur la ribambelle de prêtres qui étaient là. Ça m’a assez impressionnée. Je ne vous l’ai pas dit, mais je ne m’étais pas confessé depuis 20 ans, je crois. Et je ne sais pas pourquoi, voilà, encore une fois, deuxième « je ne sais pas » que je vivais. J’étais attirée. Je me suis dit pourquoi pas moi ? Je regarde « Oh celui-là, il a l’air bien ou lui aussi il a l’air sympa. Oh là ça va vite, ça va vite ! » Je veux être dans une queue qui va vite. Et bien sûr, ça bifurque au dernier moment et je me trouve nez à nez avec un prêtre et je ne savais pas trop quoi lui dire. Je ne m’étais pas confessé depuis 25 ans mais je ne sais plus ce que je lui ai dit, j’ai dû raconter un peu mon histoire. Et il m’a dit trois mots qui sont encore graver dans mon cœur : « Le Seigneur vous a attendu ». Je ne sais pas ce que j’ai dit après, je ne sais pas ce qu’il m’a dit. Je sais juste que vraiment quand je suis sorti de là, il y avait un avant et un après. J’étais dans une paix vraiment profonde, paix qui s’est transformée au fur et à mesure en une joie. Mais le problème, c’est que cette joie, elle était dans un cœur de pierre. Donc, je ne sais pas si vous pouvez voir ce que peut donner une joie dans une cocotte-minute :  ça bouillonne, ça bouillonne, mais rien ne sort. Et je me suis assis sur un banc entre la grande tente de l’époque, et puis la tente du. J’ai attendu parce que je ne pouvais rien faire d’autre.

S : Et quand je suis arrivée, quand même pour voir où était passé Nicolas, je l’ai trouvé sur ce banc. J’ai encore l’image et à ce moment-là, j’ai bien vu qu’il s’était passé quelque chose. Et en même temps, c’est comme si le Seigneur avait commencé à ouvrir une brèche dans le cœur de mon mari et répondait (ça y est !) à mes prières. J’en avais été énormément touchée et en même temps, à ce moment-là, je voyais que Nicolas n’arrivait pas à mettre des mots sur ce qu’il vivait et je suis restée à la porte, même s’il m’a fallu encore un peu de patience. Et finalement, c’est un an après où il m’a ouvert son cœur et dit ce qu’il s’était passé à ce moment-là. Moi, je voyais l’action du Seigneur, mais lui ne voyait pas encore ce que faisait concrètement le Seigneur dans son cœur. Mais en tout cas, je disais « Merci Seigneur pour cette merveille » qui arrivait.

N : Alors moi, j’étais comme je vous explique la cocotte-minute. Ça bouillonne, ça bouillonne, ça bouillonne. Et puis, il y a de la vapeur qui sort. Moi, ce sont des larmes qui sont sortis, il y a que ça qui pouvait sortir. Et puis, on est parti se promener avec Séverine pour apaiser un peu la bête. Et qui est ce qu’on rencontre ? Le prêtre qui m’avait confessé. (rire) Et il me dit il me dit : « Donnez-moi votre numéro de téléphone, j’ai un texte pour vous. » J’étais scotché et le soir, SMS, on reçoit et donc je vais essayer d’aller dans ma mémoire… Dans la deuxième lettre de Saint Pierre 3,8 : « Mais il y a une chose que vous devez savoir, c’est que pour le Seigneur, un jour, et comme mille ans, et mille ans sont comme un jour, le Seigneur ne retarde pas l’accomplissement de ce qu’il a promis. Mais il use de patience avec vous pour que nul ne chemine vers le repentir »*  mais excusez-moi, j’ai oublié la suite, mais ça parle d’un chemin de foi. Vraiment ce texte était… Sur le coup j’étais encore, vous savez, dans ma cocotte-minute, dans mon cœur fermé, je l’ai reçu, et je me dis « Tiens c’est marrant, effectivement, le temps où le Seigneur m’a attendu, le temps qui passe. » Je n’ai pas mesuré à quel point ce texte allait être fondateur pour moi dans ma vie de foi. Il a fallu du temps, comme le dit Séverine. On a fini la session un peu comme si de rien n’était. Le premier signe qu’on a eu peut-être en tout cas que j’ai eu, moi, c’était l’année suivante. On s’était inscrit à Paray. Et malheureusement, j’ai eu un petit accident une semaine avant le départ et donc je ne peux pas partir et on est resté chez nous et j’ai eu un profond ressenti de manque. Il me manquait quelque chose et je fonctionne pas mal là-dessus. Il faut que je sente les choses par le manque et là je savais que quelque chose me manquait. C’était très clair, Paray me manquait mais plus encore que Paray le Seigneur me manquait. Et tout notre parcours comme ça après s’est déroulé comme cela, avec peut-être un petit changement. Séverine a été la locomotive au début de notre cheminement de foi et au fur à mesure de ces années, on est devenu un TGV avec deux locomotives, une à l’arrière, une à l’avant, à se porter, à tirer. Et on peut dire que le Seigneur a fait des merveilles. Amen.

S : Et ce qui est magnifique, c’est que moi jeune, j’avais reçu une parole fondatrice dans Isaïe 43, 4 : « Car tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime. » Et je peux vous dire qu’à ce moment-là j’ai vu, voilà que le Seigneur aussi aimait Nicolas comme il était. Qui l’ouvre et son cœur pour lui dire combien aussi lui, il l’aimait. Et ben voilà, ça m’a rempli aussi le cœur. Amen. Merci, Seigneur 

* « Il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion. » (2P 3, 8-9)

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