Selon le Père Joël avant son appel, le problème c’était que « la solitude m’effrayait. » Pourtant, son chemin l’a mené à choisir avec joie le sacerdoce. Mais par quel miracle ?

Quand t’es-tu posé pour la première fois la question du sacerdoce ?

A 15 ans, quand une fille de ma classe m’a dit sans trop y faire attention qu’elle me voyait bien prêtre plus tard. Avant, je n’avais jamais trop imaginé cette perspective. Elle n’a pas mesuré l’impact que sa parole a eu sur moi.

Comment as-tu été sûr de ton appel ?

Jésus me l’a fait comprendre quand j’avais 20 ans lors d’une messe avec la parole « Viens, suis-moi » adressé à Lévi dans l’Évangile du jour mais adressé ce jour-là à moi en particulier. Cet appel m’a permis de répondre de manière déterminée à suivre le Christ.

Y a t-il un prêtre qui t’a marqué dans ton parcours de discernement ?

Oui un prêtre qui m’a fait confiance quand j’avais huit ans en me donnant la responsabilité du service d’une messe en semaine et qui m’accordait souvent du temps gratuit.

Comment as-tu accueilli l’appel au célibat ?

Avec des réticences au début car cela voulait dire vivre seul pour moi et la solitude m’effrayait. J’ai compris progressivement que la proximité et l’amitié avec Jésus ne me laisserait jamais seul.

Comment as-tu su que c’était le bon moment d’entrer en année de propédeutique ?

Lors de mon appel à 20 ans, j’avais promis à Jésus de me donner à lui à la fin de mes études. Je me suis dit que j’avais besoin de mûrir personnellement avant de faire le pas. A la fin des études, j’étais prêt et impatient de rentrer en année de discernement.

As-tu douté de ton appel au cours du Séminaire ?

Un peu au début quand la vie en communauté frottait beaucoup. Mais une conviction intérieure m’empêchait de croire à la tentation de tout arrêter.

Comment t’es-tu senti libre de répondre à l’appel de Dieu ?

Le témoignage de prêtres libres et heureux de servir et l’appel doux du Seigneur m’ont donné l’assise pour me sentir libre de répondre à l’appel de Dieu.

Quelle place a joué ton père spi ?

Il m’a aidé, avant de faire le pas, de voir dans quel lieu (monastère, prêtre séculier, religieux) je m’épanouirai le plus. Après une piste explorée (communauté des Béatitudes), j’ai choisi la direction de la communauté de l’Emmanuel.

Quels ont été tes obstacles dans ta réponse à l’appel de Dieu ?

La peur de l’isolement, la peur de devoir parler autant en public.

Quelle est ta plus grande joie depuis que tu es prêtre ?

La confession me procure beaucoup de joie. C’est un service plein de la folie de Dieu. Le prêtre est témoin en direct de la conversion des âmes par la miséricorde infinie de Dieu.