« L’obstacle le plus important : trop me regarder. » Le Père Jean-Baptiste n’a pas été épargné par les doutes lors de son chemin de vocation. Ce sont les prêtres de son entourage qui ont jalonné son parcours de lumières providentielles.

Quand t’es-tu posé pour la première fois la question du sacerdoce ?

A cinq ans quand mon parrain de baptême est entré au séminaire.

Comment as-tu été sûr de ton appel ?

A 16 ans, j’ai vécu une expérience marquante : comme si Jésus me demandais : « Est-ce que mon amour peut te suffire pour ta vie ? » J’ai dit oui et depuis, je n’ai jamais douté.

Y a t-il un prêtre qui t’a marqué dans ton parcours de discernement ?

Mon parrain, un vieux prêtre du diocèse de Versailles qui vivait de l’eucharistie,

Comment as-tu accueilli l’appel au célibat ?

Je me suis d’abord senti appelé au célibat, à une union exclusive avec Dieu, avant de me sentir appelé au ministère. Comme un double lys sur une seule tige.

Comment as-tu su que c’était le bon moment d’entrer en année de propédeutique ?

A la fin des études, sans aucun doute !

As-tu douté de ton appel au cours du Séminaire ?

Non, sauf à l’un ou l’autre moments très brefs où le Seigneur a permis que je perde toute certitude quant à l’origine de mon appel : il ne restait qu’à redire ma confiance.

Comment t’es-tu senti libre de répondre à l’appel de Dieu ?

La liberté que m’ont toujours laissée mes parents m’a beaucoup aidée.

Quelle place a joué ton père spi ?

J’ai eu plusieurs pères spi, chacun ayant apporté quelque chose de particulier : un vieux prêtre m’a montré comment avoir confiance en moi, un prêtre plus jeune m’a appris à avoir confiance en Dieu et à aimer l’Église au delà des limites constatées.

Quels ont été tes obstacles dans ta réponse à l’appel de Dieu ?

L’obstacle le plus important : trop me regarder. Et donc, ne pas avoir assez de lieux où me donner sans retour.

Quelle est ta plus grande joie depuis que tu es prêtre ?

Être témoin privilégié de l’œuvre de Dieu dans les personnes que je rencontre et que j’accompagne. Constater que Dieu passe à travers moi, alors que je suis toujours conscient de mes limites.