Témoignage : Le Seigneur nous a aidés à dire « oui à la vie »

« Dieu opère des miracles quand on se bat pour faire sa volonté ». Alors qu’ils attendaient la naissance de leur seconde fille, Venuste et Pia, un couple de rwandais, ont découvert qu’elle avait un problème au cerveau. Ils ont partagé leur témoignage à Rome devant près de 500 personnes lors de la conférence Yes to life ! sur la défense de la vie dans sa fragilité organisée par le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie en mai dernier.

Venuste et Pia à Rome

 

Venuste Nous sommes mariés depuis 10 ans et avons 3 enfants : 2 filles et un garçon. Après la naissance de notre 1er enfant, il nous a semblé responsable d’attendre les 3 ans de notre fille pour avoir un second enfant. Nous nous sommes alors formés à la planification familiale naturelle. Mais arrivé ce moment, la nouvelle conception n’arrivait pas. Après sept mois, nous avons commencé à nous inquiéter. Notre fille aussi s’impatientait. Sa maman lui dit alors : « Dis à Jésus de nous donner à nous aussi un bébé ! » Aussitôt, elle tourna son regard vers l’image de Jésus Miséricordieux attachée au mur et ferma ses petits poings.  Après ce geste, elle vint les poser toujours bien fermés sur le ventre de sa mère et elle lui dit : « Maman, reçois le bébé que Jésus te donne. » Deux semaines plus tard, une consultation gynécologique a confirmé le début d’une grossesse.

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Pia L’annonce de cette grossesse nous a procuré beaucoup de joie. Au troisième mois, pourtant, j’ai commencé à éprouver beaucoup de douleurs subites et étranges. Le médecin m’a annoncé que l’enfant que je portais avait un problème grave au niveau du cerveau. Seule solution selon lui : l’interruption de la grossesse. J’étais bouleversée.

V Ma première réaction fut d’aller en parler au prêtre qui avait béni notre mariage. Le prêtre m’a expliqué la gravité de l’acte que le médecin nous proposait de poser. Nous avons alors compris que nous ne pouvions pas accepter l’avortement.

P Deux autres médecins consulté ont confirmé le diagnostic. Nous sommes alors entrés dans un grand combat pour la vie. Notre seul recours était la prière : la nôtre et celle des frères et sœurs de notre groupe de prière. Tout le monde nous a portés et cela nous a donné le courage de persévérer.

Au cours d’une retraite, nous avons prié les uns pour les autres. Pendant qu’on priait pour notre couple, quelqu’un a reçu cette parole de Dieu pour nous : « Si notre Dieu, celui que nous servons, est capable de nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et de ta main, ô roi, il nous délivrera ; et s’il ne le fait pas, sache ô roi, que nous ne servirons pas ton dieu, ni n’adorerons la statue d’or que tu as élevée » (Dn 3, 17 – 19).

Nous avions pris la décision de faire une quatrième consultation gynécologique. Le passage biblique reçu m’a inspiré la réponse à donner au médecin qui, après consultation, m’a lui aussi proposé l’avortement. Je lui ai répondu : « Je m’engage à garder l’enfant et à l’accueillir tel qu’il me sera donné. »  Surpris par cette réponse, il répliqua : « Si ta foi était à la mesure de la mienne, il y a bien longtemps que tu aurais accepté l’avortement. »

Dans notre entourage, des personnes nombreuses nous encourageaient encore à avorter. Le combat était très dur.

Image d’illustration – Parc Nyungwe, Rwanda – ©Faustin Tuyambaze/Unsplash


V
Mais tout est grâce ! En nous faisant vivre toutes ces situations très éprouvantes, Dieu nous préparait à défendre la vie dans sa fragilité et il disposait nos cœurs à compter sur sa présence et son action qui devait transformer nos vies. Nous avions l’assurance qu’il nous aiderait à faire face aux exigences imposées par la prise en charge d’un enfant qui devait naître avec un handicap, croix à porter tout au long de notre vie.

P Un jour, une maman avait amené un enfant handicapé à la messe.  J’observais cet enfant qui, à sa manière, chantait le Gloria. J’ai compris que les personnes atteintes par un handicap mental ont leur façon d’entrer en communion avec Dieu. Et pendant que je l’observais, une grande paix intérieure m’a envahie et m’a amené à accueillir dans la joie le handicap de l’enfant que je portais.

V A six mois et demi de grossesse, nous avons été admis à cheminer dans la Communauté de l’Emmanuel. Nous avons pu bénéficier de son accompagnement qui nous a été très bénéfique dans cette épreuve. Nous avons également été fortement soutenus par la prière des frères et sœurs de la Communauté.

P Par ailleurs, j’ai trouvé beaucoup de force dans l’Eucharistie. Au moment de communier, j’adressais avec foi à Jésus que je venais de recevoir la prière suivante : « Seigneur Jésus, le médecin donne aux malades une prescription médicale, mais toi, tu es le plus grand médecin des corps et des âmes, je viens de t’accueillir dans mon cœur, je voudrais te demander d’atteindre aussi le bébé que je porte et de le toucher pour le guérir. »

V Tous les jours, nous prenions le temps de partager ce que nous avions vécu et ce que nous portions dans le cœur. Cela nous a permis de rester forts face à ceux qui voulaient nous amener loin de la volonté du Seigneur et de demeurer dans la foi et la confiance en Dieu.

P Une surprise nous attendait. Une amie qui avait participé à une prière de guérison m’appela pour me dire que le prêtre avait annoncé qu’une maman à qui les médecins ont conseillé l’avortement a refusé et que Dieu a guéri l’enfant qui est dans son sein.

Cet appel téléphonique a eu lieu une semaine avant un rendez-vous chez un 5e gynécologue, pour un suivi habituel. Or ce médecin m’annonça qu’il ne voyait rien d’anormal. Il sollicita l’un de ses collègues pour confirmation. Il arriva à la même conclusion : l’enfant n’avait aucun problème. Je n’y croyais pas, mais le coup de téléphone me revenait tout le temps. Et si c’était vrai ! Arrivée à la maison, j’avais toujours des doutes. Mais un autre passage biblique reçu (Ez 37, 1-15, les ossements desséchés) de même que le miracle de guérison au sein maternel annoncé ne cessaient de me revenir à l’esprit, et la confiance en la puissance du Seigneur s’affermissait en moi.

V Après cette annonce, nous avons pris la décision de nous accrocher uniquement au Seigneur et de stopper notre course aux gynécologues. Enfin le jour de l’accouchement est arrivé. Mon épouse a mis au monde une fille en parfaite santé physique et mentale. Nous lui avons donné le prénom de Rita, car dans notre épreuve, nous avons demandé son intercession. Aujourd’hui, Rita est une fille charmante âgée de 5 ans.

P La femme du dernier  gynécologue que j’ai contacté a, par la suite, vécu une grossesse problématique. Grâce à notre témoignage, ils se sont encouragés à garder l’enfant. Le couple ont eu recours aussi à l’intercession de sainte Rita. La grossesse est arrivée à terme et ils ont eux aussi donné à leur fille le prénom de Rita, dont nous sommes devenus parrain et marraine.

V Quand nous acceptons d’accueillir la volonté de Dieu, quand nous acceptons de mener le combat pour la vie, Dieu opère des miracles.

Venuste et Pia ont été invités à la conférence Yes to life! du 23 au 25 mai 2019 par le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie. Ils ont été remarqués par le témoignage qu’ils ont donné à un colloque commémorant les 50 ans de l’encyclique Humanae Vitae au Rwanda.

Près de 500 personnes participaient à Yes to life! dont les Conférences épiscopales, les diocèses et de nombreuses familles, des médecins et des experts dans le domaine des soins périnatals. L’objectif de la conférence était « de proposer des modèles réalistes et reproductibles d’accompagnement médical, mais surtout pastoral, réalisable dès la conception, et de montrer un visage d’Église proche de ces familles auxquelles on propose trop souvent comme seule alternative l’avortement ».

Couleurs du Rwanda ©Wikipedia

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