Notes de lecture sur le livre “Les neurosciences cognitives dans la classe”

Voici quelques notes, loin d’être exhaustives, prises par le Père Jean-Baptiste Buchet – Centre scolaire Jean-Paul II – St Galmier, Montrond les bains (42) sur le livre Les neurosciences cognitives dans la classe, 2018.

Une démarche porteuse d’espérance : Les auteurs cherchent à nous faire entrer dans une démarche d’amélioration continue de notre pédagogie. Pour ce faire, ils s’appuient sur les neurosciences. Ils invitent avec force à ne pas conduire cette démarche seul mais avec une petite équipe de personnes motivées. Le cerveau se modifie en permanence ; il s’adapte en fonction de son environnement et des expériences vécues ; ce qui fait qu’il n’y plus de place pour la fatalité dans l’apprentissage (p.29).

L’apprenant lui-même sera impliqué dans cette démarche et il faudra l’aider à comprendre le fonctionnement de son cerveau dans l’apprentissage : il est plastique ; il est marqué par un contexte ; il peut être perturbé par des substances psycho actives (p. 104 ; Drogue, alcool) ; il convient de désapprendre certaines proto-compétence (p.87) ; l’importance du sommeil (un des signes concrets d’un sommeil suffisant : avoir le plus petit différentiel entre l’horaire de coucher de semaine et celui du week-end (p.103). Ainsi, il convient de prendre en compte la fatigue accumulée au long de l’année dans la disposition des cours. Développement cognitif : il y a de grandes variations suivant les personnes, ce qui fait qu’il est difficile d’établir des stades de développement.

Le livre travaille cinq domaines : L’attention en cours ; la mémorisation ; la compréhension ; l’implication active ; l’évaluation.

  1. Attention en cours:

La motivation est liée à deux facteurs : que la formulation des objectifs soit bien définie et qu’il y ait des interactions sociales (pour favoriser l’engagement et la responsabilité).

Pratiquer la double modalité de présentation (visuel et auditif). Dans l’utilisation du TBI, il peut être intéressant de cacher ce qui vent d’être montré et de leur demander de produire une évocation mentale (p.163)

  1. Mémorisation

Le travail de mémorisation se fait aussi en classe, avec les élèves ! Pour que la mémoire s’inscrive dans le temps long, il est nécessaire que les notions soient abordées plusieurs fois à plus de 2 mois d’intervalles.

Les modes de rappel et d’évaluation : il y en a 3. La reconnaissance (reconnaître les informations dans une liste = le QCM) ; le rappel libre (rappeler toutes les informations mémorisées, librement, sans aide = une question ouverte) ; le rappel indicé (utiliser une information mémorisée dans un autre contexte = document à analyser).

Notes diverses : Le choix du type d’évaluation doit être pensé en fonction des objectifs pédagogiques. Sélection des essentiels donnant lieu à une acquisition durable. En fin de cours, exercice de mémorisation ; heure dédiée à une mémorisation active (logiciel Anki ; ou Plickers) pour réactiver les notions. Offrir à l’élève des méthodes de mémorisation active, lui permettre de tester ses connaissances, à intervalle régulier. Offrir un feedback sur quelques essentiels à la fin du cours ; le mieux est de le donner de manière immédiate et personnelle…

  1. Compréhension

Il peut arriver qu’il faille résister à des connaissances naïves, et donc désapprendre pour apprendre. Il convient donc, dans un 1er temps d’introduire le nouveau concept, puis seulement après, de créer une situation dans laquelle l’apprenant confronte sa conception naïve au concept à maîtriser (p.142).

  1. Implication active

Cours à 5 temps (p.218) :

  • Exposé par le professeur, 10 minutes, sans prise de notes
  • Restitution par l’élève sur feuille de brouillon : chaque élève écrit sur une feuille de brouillon les informations clés qu’il a captées, en mettant en évidence celles qui lui ont paru les plus essentielles ; validation par l’enseignant.
  • Compréhension ; activités pour préciser les termes ou concepts ; schémas à compléter…
  • Application, production, travail collaboratif (si le temps le permet)
  • Mise en évidence et mémorisation des points essentiels

Le travail en îlot favorise l’apprentissage pour deux grands types d’activités : la production et la synthèse. Ce travail demande des compétences particulières (réguler le niveau sonore de la classe…)

  1. Evaluation

Approfondissement sur le rappel indicé. Il s’agit d’une connaissance qui est mobilisable grâce à un indice. Le professeur donne cet indice qui permet à l’élève de rafraîchir sa mémoire (un schéma à compléter ; présenter une explication avec un visuel en support…). Pour le rappel libre ; par exemple un exercice de synthèse, l’élève mobilise lui-même la connaissance nécessaire, sans y être aidé. C’est beaucoup plus difficile et demande des capacités de transfert ; pour tester l’acquisition d’une connaissance, il convient de mixer des questions à rappel libre avec des questions à rappel indicé, voire de reconnaissance (QCM).

L’évaluation doit permettre de s’assurer que les élèves ont acquis des savoirs sur le long terme (liés au nombre et au rythme des reprises) ; l’évaluation elle-même est un acte et une étape de l’apprentissage.

 

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