Mission Angélus – Afin qu’ils connaissent Jésus !

Cet article fait partie du dossier thématique :Musulmans, osons les rencontrer au nom de Jésus →

Jean-Yves Nériec est musulman d’origine, élevé dans une famille chrétienne. Ayant vécu une conversion, il a fondé avec quelques amis, Mission Angélus.

Objectif

Désireux que de nombreux musulmans rencontrent le Christ, nous étions plusieurs à se demander comment leur annoncer la bonne nouvelle du salut.

Moyens

Vignette mission Angelus IEV¨ L’angélus. Nous le prions trois fois par jour pour la conversion des musulmans. C’est une prière très ancienne et qui résume l’essentiel de la foi chrétienne, de l’incarnation à la vie éternelle. De plus, elle est rythmée par des Ave Maria. Pour nous, il est évident que tout passe par Marie.

¨ La mission. Nous voulons rentrer en contact direct avec des musulmans pour leur annoncer le Christ : dans la rue, sur le parvis d’une église, etc. Dans la mesure du possible, nos missions s’organisent dans le cadre d’une paroisse.

¨ La formation à la mission. Nous avons compris que pour les chrétiens, le monde de l’islam était un grand inconnu. Nous avons eu l’idée de proposer des formations aux chrétiens, qu’ils soient déjà engagés dans l’évangélisation ou non. L’idée est de leur donner les bons ingrédients pour aborder une personne musulmane. Nous avons établi un parcours, avec une stratégie et des moyens. Nous proposons ainsi un ensemble de six soirées de formation.

Une formation pragmatique, issue de l’expérience. Car on peut tout connaître sur l’islam et ne rien savoir dire face à une personne musulmane. ¨

EN PRATIQUE

L’évangélisation des musulmans avec Mission Angélus

Objectif

¨ Faire réfléchir les personnes rencontrées à travers des questions : il s’agit de mettre la réflexion au cœur du dialogue ; en effet, l’islam ne se discute pas, il s’applique.

¨ Ces questions visent d’abord à le faire sortir de ses schémas de réponses et à provoquer une ouverture du cœur, afin qu’il puisse recevoir le message du Christ.

Quelques questions à poser :

¨ Quelle est ta relation à Dieu ? Ne pas avoir peur des temps de silence. Ils permettent à votre interlocuteur de faire une introspection que peut-être il n’a jamais faite de sa vie. Ensuite, dire ce qu’est la relation à Dieu pour un chrétien en partant simplement du Notre Père : « Nous sommes les fils de Dieu. En Jésus, il est notre Père. »

¨ Quelle est ton espérance d’être sauvé et d’aller au paradis ? L’islam ne propose pas le salut. Il répondra sans doute qu’il faut prier et faire de bonnes actions pour aller au paradis ; lui faire prendre conscience du fait qu’il s’agit d’une sorte d’auto-salut. Il répliquera probablement : « Personne ne sait si l’on est sauvé ! » Lui annoncer alors les paroles de Jésus au bon larron :

 « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis ! »

¨ Quel est le visage de ton Dieu ? Lui parler de Dieu fait homme en Jésus.

2 types d’attitudes :

¨ Soit la personne refuse le dialogue : la respecter. On ne peut donner à boire à quelqu’un qui n’a pas soif.

¨ Soit elle a la volonté de vous “islamiser” : c’est sans doute la meilleure des situations parce que c’est l’occasion de poser quelques questions pertinentes et d’aller àl’essentiel. Ce dialogue sera peut-être difficile car l’islam est une foi qui s’affirme et qui ne s’explique pas alors que le christianisme suppose toujours foi et raison.

Attention, beaucoup disent : « Mais c’est Dieu qui convertit ! »

Oui, il donne la grâce de la conversion mais ne

décidera jamais à la place de la personne de suivre

le Christ. Dieu fait avec nous : c’est une œuvre « humano-divine ». Il est bon de mettre la personne face à sa propre liberté. Jésus nous envoie clairement pour annoncer et provoquer la conversion des âmes. La charité implique l’exigence de la vérité. ¨

www.missionangelus.org

Jean-Yves Nériec

« EN UN INSTANT, J’AI TOUT REÇU »

Je suis né d’une famille d’origine algérienne en France. Ma mère a été mariée à 12 ans avec un

homme qui avait deux fois et demi son âge. À 13 ans,

elle a eu une fille et à 14 ans, un garçon, c’était moi.

Son mari avait dit : « Si c’est un garçon, je pars avec… »

Et c’est ce qu’il a fait. J’ai donc été séparé de ma mère et de ma sœur dès la naissance. Je me suis retrouvé à l’assistance publique. Puis j’ai été adopté par une famille française, de tradition catholique mais sans vraie pratique. J’ai été baptisé à l’âge de 7 ans, je suis allé au catéchisme. J’étais touché par ce Jésus crucifié injustement, mais sans vivre de conversion du cœur. En revanche, je me posais des questions métaphysiques : je ne comprenais pas le sens de la vie. « Pourquoi je me lève le matin ? Pourquoi tous ces gens courent, travaillent, se marient, ont des enfants, des maisons, des voitures ? »

À 15 ans, un ami m’a invité à participer à un camp de vélo. C’est en allant m’inscrire que j’ai appris que ce camp était animé par un prêtre. Pendant le camp, il a parlé de la foi, de Jésus, de Marie, etc. Au bout de trois semaines, je me suis dit : « Si c’est vrai ce qu’il dit, il faut que j’y croie, je ne peux pas passer à côté. » Ce prêtre m’a ensuite proposé de faire une retraite dans un foyer de charité. C’est là que j’ai fait le choix de Dieu, de continuer à le chercher et j’ai acheté ma première bible.

Sur la route du retour, en un instant, j’ai tout reçu. J’ai compris que le Christ, c’était Dieu venu sur terre, que la vérité était là. J’ai également pris conscience de la vie éternelle. Je savais pourquoi j’étais sur terre : ma vie ici-bas n’était possible, nos missions s’organisent dans le cadre d’une paroisse.

¨ La formation à la mission. Nous avons compris que pour les chrétiens, le monde de l’islam était un grand inconnu. Nous avons eu l’idée de proposer des formations aux chrétiens, qu’ils soient déjà engagés dans l’évangélisation ou non. L’idée est de leur donner les bons ingrédients pour aborder une personne musulmane. Nous avons établi un parcours, avec une stratégie et des moyens. Nous proposons ainsi un ensemble de six soirées de formation. Une formation pragmatique, issue de l’expérience. Car on peut tout connaître sur l’islam et ne rien savoir dire face à une personne musulmane. ¨

Cet article fait partie du dossier thématique :Musulmans, osons les rencontrer au nom de Jésus →

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