La joie comme moteur pour apprendre

Quelque 80 auditeurs étaient inscrits à la soirée Emmanuel Education du vendredi 11 mars pour suivre en visio l’intervention de Christiane Conturie et le témoignage de Sophie-Marie Drouineau sur le thème de la joie, moteur pour apprendre.

Christiane Conturie, membre de la communauté Saint-François-Xavier fondée par Madeleine Daniélou, a publié deux ouvrages qu’il est bon de lire et faire lire pour entretenir le feu secret de la joie d’enseigner :

Enseigner avec bonheur, Pédagogie et spiritualité, Editions Parole et Silence 2004,

Heureux les enseignants, Des pistes pour se ressourcer, Edit Salvator 2018.

Textes de référence joints : Henri BERGSON, Madeleine DANIELOU, Roger ETECHEGARAY, Marguerite LENA, André LOUF, Simone WEIL

La proposition de ce titre m’a tout de suite fait penser à ces phrases de la philosophe Simone WEIL (dans son ouvrage Attente de Dieu où se trouve un chapitre précieux pour des enseignants « Réflexions sur le bon usage des études scolaires en vue de l’amour de Dieu »). Elle dit : « L’intelligence ne peut être menée que par la joie. Pour qu’il y ait désir, il faut qu’il y ait plaisir et joie. La joie d’apprendre est aussi indispensable aux études que la respiration aux coureurs. »

Arrêtons-nous un instant sur cette image. Pour un coureur, pour tout sportif, la respiration est de l’ordre du vital. Et si, avant de nous interroger sur l’acte d’apprendre et celui de transmettre, nous prenions conscience que la joie est vraiment, pour chacun de nous, à la source de notre être ?

 

I – La joie d’exister

J’aime beaucoup un texte de Mgr Roger ETCHEGARAY. A la fin de son ouvrage J’ai senti battre le coeur du monde, où il évoque toutes les missions que le pape Jean Paul II l’a envoyé accomplir aux quatre coins du monde, il partage une expérience personnelle profonde, vécue lors d’une course en montagne. Il raconte :

« Soyez heureux d’exister !… »

Ce souhait, il m’a été lancé par un prédicateur célèbre dans un refuge où je revenais d’une course de glacier et de roche. Ce souhait, il m’a paru sur le coup un peu court, un peu plat. J’aurais mieux accueilli « Soyez heureux d’être chrétien » ou « Soyez heureux d’être évêque » ! Et pourtant, en descendant dans la vallée, comme Marie, j’ai conservé ces paroles dans mon cœur… et elles ont fait leur chemin.

C’est vrai, je n’y pensais pas, la joie d’exister est bien la joie la plus élémentaire, au sens minéral du mot, une joie aussi ferme que le granit, aussi profonde qu’une crevasse, aussi pure qu’une source.

La joie d’exister ? C’est prendre à pleines mains cette terre que je foule aux pieds. C’est entendre la respiration de tout mon être, corps et âme. C’est goûter la saveur du sel qui donne du piquant à ma vie.

La joie d’exister ? C’est retrouver la mémoire la plus haute, celle de mes origines, c’est boire à la source de ma vie. C’est humer la fraîcheur, la nouveauté perpétuelle de mon être que l’Esprit créateur me souffle à chaque instant.

La joie d’exister ? C’est avoir le goût de Dieu qui donne le goût de vivre… « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jean 10,10).

« Soyez heureux d’exister ! » Après avoir bien digéré ce souhait d’apparence si banale, je vous le livre comme le plus beau de tous. »

 Comme enseignants, comme éducateurs, il nous appartient d’accueillir ce don de la joie jaillissant au cœur de nos existences et de celles des enfants et des jeunes qui nous sont confiés, sans l’ignorer, sans passer à côté…

Ecoutons Don André LOUF méditer sur la joie (Dans L’homme intérieur, 2021) :

«  La joie est une qualité de l’être à un niveau très profond. Il faut distinguer entre la joie profonde qui est presque ‘ontologique’ au titre même de notre existence, et ce qui n’en est que le revêtement, l’étoffe, l’expression très passagère : tel agrément, tel bonheur, tel plaisir… Qui dit plaisir dit quelque chose de passager, qui demande à être dépassé… Qui dit joie profonde exprime ce mouvement intérieur dans lequel nous ‘collons’ pour ainsi dire à notre être… Les joies ont toujours lieu au niveau de la racine même de notre être. La joie affleure de temps en temps à la conscience, mais elle est toujours présente ; elle sous-tend, d’une manière très utile, tout notre être. Sans joie, nous ne pourrions même pas exister. A des moments privilégiés, comme un éclair, fugace parfois, cette joie fait irruption dans la conscience et parfois nous submerge comme un bain de renaissance, comme une re-création au sens fort du mot.»

Il est intéressant de relever le fait que « la joie » n’est pas toujours une expérience consciente. Mais elle nous porte et nous fait vivre. De même, le coureur ne réfléchit pas à sa respiration, mais si elle lui manque il doit s’arrêter.

Avant la joie d’apprendre, il y a donc la joie d’exister. Comme éducateurs, nous sommes appelés à croire à cette joie profonde qui habite tout être humain, et à en désensabler la source quand les blessures de l’existence l’ont enfouie dans un lieu apparemment inaccessible.

Les enfances tristes, les adolescences désespérées nous interpellent. Il faut beaucoup d’amour pour en guérir. Notre première mission est de communiquer aux jeunes le goût de la vie. La joie d’apprendre se fonde sur la joie d’exister.

 

 

II – La joie d’apprendre

 André LOUF poursuit sa méditation dans la suite du texte que nous avons cité :

« La joie est non seulement une qualité de l’être, elle est une qualité de l’être vivant, c’est-à-dire de l’être en croissance, de l’être en acte, en évolution. La joie n’est jamais statique… La joie ne vient à la conscience, ne jaillit véritablement du profond de nous-mêmes que là où nous acceptons de progresser. Elle a un rythme intérieur, et ce rythme, il faut l’épouser. C’est un rythme qui nous entraine au-delà de nous-mêmes. La joie est essentiellement un dépassement. Les joies les plus intenses d’ailleurs sont liées à la vie, là où la vie progresse,la vie s’épanouit. Toutes les formes de créativité, là où un être progresse, fait du neuf, s’affirme, grandit, sont sources de joie profonde. »

Laissons résonner en nous quelques mots décisifs ici pour orienter l’acte d’apprendre et lui donner du sens : progresser, entraîner au-delà de nous-mêmes, dépassement, rythme intérieur, toutes les formes de créativité, faire du neuf…

Nous retiendrons plus particulièrement trois notes qui peuvent faire jaillir de la joie dans l’acte d’apprendre : le dépassement de soi, l’accord au rythme intérieur et la capacité de création.

  • Le dépassement de soi

On sait que ce qui nourrit la motivation pour aller de l’avant, pour progresser, pour apprendre, c’est la combinaison de deux éléments : la perspective d’une marche à franchir, d’une avancée repérable, d’un effort pour se dépasser et parvenir à l’objectif visé et la confiance que, même si c’est difficile, c’est possible.

Un travail trop facile et répétitif devient vite ennuyeux.

Un travail trop difficile occasionnant des échecs répétés est décourageant.

L’art du pédagogue est de stimuler sans cesse l’effort en encourageant chaque pas en avant. C’est une joie de pouvoir être fier de chaque victoire remportée, et de se retourner parfois pour voir le chemin parcouru.

Madeleine DANIELOU qui croyait à la valeur formatrice des études écrivait :

« Le travail intellectuel est une des sources de l’élévation morale ; il l’est pour les enfants, il le demeure à tout âge. Il exige et développe de grandes vertus : la probité, le désintéressement, la persévérance. Il recrée en nous la liberté et la joie spirituelle… Celui-là seul se donne avec plénitude et grâce, qui n’est pas toujours extériorisé, qui sait se recueillir, ne fut-ce qu’un instant, avant d’agir et de parler, revenir habituellement aux sources intérieures de l’inspiration, habiter son âme… »

Le recueillement est une forme du dépassement de soi ; il demande un effort réel.

Mais il nous faut croire au secret de joie auquel fait accéder le retour à la vie intérieure. Une pause de silence, un effort d’attention soutenu, peuvent être voies d’apaisement, chemins de lumière. Dans l’ouvrage déjà cité, Simone WEIL parle admirablement du fruit que porte l’effort d’attention : « Jamais aucun effort d’attention n’est perdu. Toujours il est pleinement efficace spirituellement. Sans qu’on le sente, sans qu’on le sache, cet effort met plus de lumière dans l’esprit… Chaque effort ajoute un peu d’or à un trésor que rien au monde ne pourra ravir. »

Il faut lire ou relire ces pages.

Dès qu’on passe de la superficialité à la profondeur, de la dispersion à l’unité, de la légèreté à l’attention, on est en mesure de recueillir des pépites de joie. Encore faut-il disposer d’un temps suffisamment long pour permettre d’accorder son rythme intérieur à l’objet de son étude.

 

  • L’accord au rythme intérieur

Madeleine DANIELOU, déjà en 1939, dans son ouvrage L’éducation selon l’esprit, méditait sur ce qui pouvait ou non donner du goût aux études.

« Découvrir les beaux livres, les savourer, en mûrir lentement les enseignements, lire même un peu au hasard, au-delà des frontières du programme, ce sont des joies très hautes et très fécondes que les adolescents ne connaissent plus guère. Ils n’ont pas le temps de méditer sur un problème philosophique, de mettre parfaitement au point une traduction, de préparer de loin une dissertation ; tout leur travail porte la marque de la hâte et de l’inachèvement. A cause de cela, ils le font sans goût et n’en retirent jamais ce rare profit que donne une œuvre achevée en laquelle on a mis tout son soin, tout son amour… »

Mener un travail jusqu’au bout, l’accomplir avec tout le soin possible, « tout donner » comme disent les sportifs : ce sont des sources de profonde satisfaction. Le contraire, c’est la frustration de devoir bâcler, survoler, ou pire renoncer en copiant-collant le travail d’un autre.

Un travail dans lequel on ne s’est pas vraiment investi ne peut avoir du goût.

Dans ses Exercices spirituels, IGNACE de LOYOLA insiste sur cette expérience du « goût » comme signe d’un apprentissage qui nourrit véritablement. « Ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie et satisfait l’âme, mais de sentir et goûter les choses intérieurement. »

Bien sûr il faut honorer les directives de l’Education Nationale, mais il ne faut pas perdre de vue que la course contre la montre pour « boucler » les programmes dans les temps, les cases cochées de plannings bien ficelés, les grilles d’évaluation un peu trop systématiques risquent d’asphyxier la vie. Comme le disait MONTAIGNE, « Enseigner, ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des feux ! »

Les disciples d’Emmaüs témoignent de ce feu que la parole de Jésus a allumé en eux tandis qu’ils cheminaient ensemble sur la route d’Emmaüs : « Note cœur n’était-il pas tout brûlant tandis qu’il nous parlait en chemin et nous faisait comprendre les Ecritures ? » (Luc24, 32)

Joie d’être touché à l’intime de l’être par la parole d’un autre, joie d’être libéré de la tristesse et de l’enfermement, joie de comprendre dans la lumière ce qui restait obscur… Il a fallu le temps de la marche, la gratuité d’une rencontre, l’expérience d’une écoute attentive, pour que soit donnée cette joie profonde.

Il faut du temps, il faut de l’espace intérieur, de la disponibilité, pour que l’esprit s’ouvre à la nouveauté. « Un peu de jeu est nécessaire dans la vie intellectuelle ! Les notions se fixent et s’ordonnent dans la mémoire pendant les intervalles de repos ; toute création suppose des alternances d’application et de rêve que nos enfants ne connaissent plus, surmenés qu’ils sont par des exercices successifs. » (Madeleine DANIELOU)

 

  • La capacité de création

Avec le mot de « création », nous arrivons à une composante essentielle de la joie qui peut jaillir de l’acte d’apprendre et donc en donner le goût.

BERGSON a magnifiquement analysé cela. Dans son ouvrage L’énergie spirituelle, il écrit :

« Les philosophes qui ont spéculé sur la signification de la vie et sur la destinée de l’homme n’ont pas assez remarqué que la nature a pris soin de nous renseigner là-dessus elle-même. Elle nous avertit par un signe précis que notre destination est atteinte. Ce signe est la joie. Je dis la joie, je ne dis pas le plaisir… La joie annonce toujours que la vie a réussi, qu’elle a gagné du terrain, qu’elle a emporté une victoire : toute grande joie a un accent triomphal ! Or, si nous tenons compte de cette indication, et si nous suivons cette nouvelle ligne de faits, nous trouverons que partout où il y a la joie, il y a la création ; plus riche est la création, plus profonde et la joie. »

A titre d’exemples, il cite la mère qui regarde son enfant, le commerçant qui développe ses affaires, le chef d’industrie qui voit prospérer son industrie, l’artiste qui a réalisé sa pensée, le savant qui a découvert ou inventé… : la vraie joie n’est pas liée à la fortune ou à la réputation, mais au sentiment fort d’avoir appelé quelque chose à la vie.

La pensé de Bergson a inspiré la vision éducative de Madeleine DANIELOU :

« L’éducation doit tendre à développer les énergies spirituelles : l’idée la plus profonde que nous puissions en avoir est peut-être qu’elle doit former des créateurs, rendre les enfants dans une ligne quelconque capables d’inventer un ordre nouveau. Ce don ne s’applique pas seulement dans des conditions extraordinaires où peu d’enfants seront placés. On crée dans tous les ordres, dans celui de la pensée, de l’art, de l’industrie, de la vie pratique. Un travail qui ne fait aucun appel à l’initiative n’est pas un travail d’homme, mais de machine. C’est celui-là qui use et dégoûte, qui ne devrait être imposé durablement à aucune créature humaine. Un homme qui écrit invente, mais aussi un professeur qui renouvelle son enseignement, un ouvrier qui perfectionne son outil, un enfant qui joue, une femme qui organise la vie de ses enfants… »

(L’éducation selon l’esprit)

Il y a là une très belle intuition qui interroge nos pratiques pédagogiques. Quelle place faisons-nous à la créativité de nos élèves, à leur capacité d’initiative, de recherches et de découvertes autonomes ? Entrainer avec des modèles est nécessaire, mais à un moment il faut lâcher la bride, laisser la possibilité de s’étonner, d’imaginer, de créer. La pédagogie de « la main à la pâte » initiée par Pierre Léna et Georges Charpak a renouvelé l’enseignement des sciences en rendant les élèves beaucoup plus actifs dans la découverte et la compréhension des phénomènes. Observer, s’étonner, essayer de comprendre, émettre des hypothèses, imaginer des dispositifs pour les vérifier, enregistrer des résultats significatifs…. Autant de démarches qui stimulent l’enthousiasme et peuvent faire expérimenter de vraies joies.

L’accès à la vérité, même partielle, est source de joie.

 

 

III – La joie de partager

 Pour l’enfant une grande partie du plaisir de la découverte ou de la création, c’est de pouvoir la partager avec d’autres. Nous avons tous été témoins de la joie vibrante d’un enfant qui nous prend à témoin d’un nouvel exploit : marcher tout seul, lire couramment à voix haute, monter à bicyclette, se tenir stable sur une planche de surf…

Comme le dit Marguerite LENA, «  La joie de l’enfant qui, pour la première fois, a réussi un geste nouveau, a rempli une responsabilité nouvelle, le besoin qu’il a d’en prendre l’adulte à témoin, ont pour corollaire la joie de l’adulte, si du moins celui-ci est assez disponible et attentif pour la cueillir au passage. Comment en serait-il autrement ? Puisqu’il s’agit de grandir, de conquérir, d’agir et d’être davantage, le plaisir et la joie ne sont pas, en éducation, des fruits tardifs et chétifs de la patience des éducateurs. Ils devraient être du côté des principes et des premiers moteurs, et constituer le climat de l’éducation. »

 

La joie comme moteur pour « apprendre » ?

Dans la langue française le verbe « apprendre » est à double entrée : je leur apprends l’anglais, et mes élèves apprennent l’anglais avec moi. L’enseignement se vit toujours dans une relation de réciprocité. Plus profondément, la relation éducative, si asymétrique qu’elle soit, comporte toujours un échange de dons.

« Joie nécessaire à l’enfant : il y a une certaine saveur de gratuité, une certaine vigueur d’élan, une certaine confirmation de soi-même dont on ne fait l’expérience que par la joie… 

Joie nécessaire à l’éducateur, aussi, pour lui-même et pour ce qu’il doit transmettre. La transmission d’un bien n’est possible que si, avant de commencer une nouvelle vie dans celui qui la reçoit, ce bien est vivant et savoureux en celui qui l’offre ; l’enfant reçoit sa vie de ce qui vit en nous.» (M. LENA)

« Ce qui vit en nous » : Comme enseignants, comme éducateurs, quelle joie nous porte ? Ce n’est pas seulement ce que nous disons, ce que nous faisons avec nos élèves, qui  transmet la vie, mais ce que nous sommes.

Accueillons de plus loin que nous la promesse de la joie comme une bénédiction féconde.

 

Une parole résonne dans la Bible : « Réjouis-toi », une parole de bénédiction, une parole-source qui contient l’assurance d’une fécondité.

« Pourquoi ne pas entrer nous aussi dans ce fleuve de joie ? » (Pape François, La joie de l’Evangile § 5)

Ta vie est bénie de Dieu, et, fidèle au « réjouis-toi », tu peux devenir un être de bénédiction.

Accueillons cette promesse faite à tous les éducateurs : le don de la joie qui est don de l’Esprit.

Réjouis-toi de tous ces visages,

Réjouis-toi de chacun de leurs noms.

Réjouis-toi de ce temps donné, de ce temps promis à vivre ensemble,

à partager tout au long de l’année qui vient.

Réjouis-toi du miracle de cette confiance offerte, partagée, constamment redonnée.

Réjouis-toi de les voir se parler, chercher, jouer ensemble.

Réjouis-toi de cet esprit qui s’éveille, de cette trouvaille inattendue, de ce texte original,

de cette question révélatrice d’un esprit en éveil, de ce projet mené à terme.

Pendant qu’ils travaillent, silencieusement absorbés dans leur tâche,

murmure sur chacun d’entre eux la parole de vie : « réjouis-toi »,

et ton être tressaille sous l’action de l’Esprit Saint.

Dans le silence des mots, c’est la communion invisible des cœurs,

le murmure dont l’eau cristalline irrigue mystérieusement les esprits.

« Réjouis-toi parce que leurs noms sont inscrits dans les cieux. »

 

Entends-tu toujours le murmure de la Source quand la joie semble s’en être allée,

quand la tâche est trop lourde, l’injustice révoltante, l’indifférence blessante ?

Entends-tu l’Esprit murmurer toujours ce « réjouis-toi »

Il traverse, tel un faisceau de lumière douce, toutes les obscurités.

Parole de bénédiction qui purifie le cœur quand il est troublé.

Oui, plus que jamais, entend murmurer en toi la fontaine de Miséricorde.

Le « réjouis-toi » de la Présence ne te quitte jamais.

Par moments, il fait mal tant la distance est grande de la douleur à la joie.

Mais arrête-toi, et écoute cette source en toi, toujours vive, et neuve, et pure,

le « réjouis-toi » fait advenir ce qu’il dit.

L’entendre au-dedans de soi, le recevoir d’un Autre, le donner à d’autres,

Comme un cadeau. Le donner à mes élèves, à chacun, comme un cadeau.

« Je n’ai ni or, ni argent, mais je peux te dire, au nom de Jésus,

Lève-toi et marche ! » (Actes 3,6)

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