« La consécration, une réponse d’amour à l’amour de Dieu ! » – Rencontre avec Jean-Luc Moens

Auteur de Neuvaine et prières au Sacré Cœur de Jésus (Éditions Emmanuel, 2022), Jean-Luc Moens nous explique en quoi la neuvaine et la consécration au Cœur de Jésus nous permettent d’entrer dans son amour infini pour nous.

Propos recueillis par IL EST VIVANT !

Cet article est paru dans la revue Il est vivant! n°361

Neuvaine et prières au Sacré Cœur

Jean-Luc Moens
Éditions Emmanuel

EE Neuvaine et prieres au Sacre Coeur

N’est-ce pas un peu étrange de prier le Sacré Cœur de Jésus ?

« Cœur sacré de Jésus, j’ai confiance en toi ! » Cette prière m’a en effet longtemps étonné.

Comment puis-je m’adresser à un cœur, sacré ou non ? M’adresser à Jésus, oui, je le fais, et de tout mon cœur. Mais pourquoi à son cœur ? Toutes ces questions sont tombées quand j’ai compris que le Cœur de Jésus, le Sacré Cœur, c’est tout simplement Jésus lui-même, contemplé, adoré et prié comme le siège de l’amour infini de Dieu.

Alors que nous sommes secoués par des crises à répétition au sein de l’Église et des bouleversements de société, le message de Paray-le-Monial reste donc d’une incroyable actualité : Dieu a un Cœur et ce Cœur déborde d’amour.

Chacun de nous, tout homme sur la terre est aimé d’un amour fou, passionné, infini. Quelle merveille !

Et les choses ne s’arrêtent pas là. Le Cœur de Dieu attend une réponse de notre part. Il a soif de notre amour. Il se fait mendiant d’amour.

Comment comprendre que Dieu puisse avoir « besoin » de notre amour ? !

C’est en effet un mystère très grand, que celui d’un Dieu qui mendie notre amour ! Pourtant, l’Évangile de la Passion nous apprend que, avant que son cœur ne soit transpercé par la lance, Jésus a dit cette parole : « J’ai soif ! », et on lui a apporté du vinaigre. Quel symbole !

Dans ce petit événement, c’est tout le mystère d’iniquité qui se dévoile.

La souffrance de Jésus est immense : il donne sa vie pour nous sur la Croix, il a soif de notre amour et que reçoit-il en retour ?

Du vinaigre ! Le vinaigre de nos indifférences, de nos égoïsmes, de nos péchés.

On pourrait résumer le message du Sacré Cœur en un grand cri d’amour : « Mes enfants, je vous aime à la folie et j’ai soif de votre amour ! Je vous en supplie, aimez-moi en retour ! »

Pourquoi avoir écrit ce recueil, Neuvaine et prières au Sacré Cœur ?

Ce livret est conçu pour nous aider à entrer dans le Cœur de notre « bien-aimé », et je suis convaincu qu’il n’y a pas de meilleure manière d’entrer dans le Cœur de Jésus que de le faire à genoux !

Cette neuvaine invite à faire l’expérience de l’amour infini de Dieu pour nous, apprendre à nous laisser aimer par lui, et en retour, à le consoler et « réparer » les blessures causées par l’ingratitude des hommes.

Vivre cette neuvaine est une façon de (re)découvrir le message et les demandes du Sacré Cœur en les mettant en pratique jour après jour.

Que signifie « entrer dans le cœur de Jésus » ?

Jésus invite ses disciples peu avant sa Passion : « Demeurez dans mon amour » ( Jn 15, 9).

Demeurer dans l’amour de Jésus, c’est symboliquement demeurer dans le sanctuaire de son Cœur, siège de son amour. Et en même temps, il y a comme une relation de réciprocité dans le fait de demeurer en lui parce que lui aussi veut demeurer en nous : « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15, 4). Entrer dans le Cœur de Jésus, c’est donc également le laisser entrer en nous, vivre en étroite communion avec lui. Cela ne peut se réaliser que par la prière et une vie eucharistique authentique, car le chemin qui conduit au sanctuaire, c’est le Corps et le Sang du Ressuscité.

Pourquoi cette neuvaine est dite « eucharistique » ?

Je l’ai appelée « neuvaine eucharistique » parce que le Cœur de Jésus est indissociable de son Eucharistie, au point que certains ont parlé du Cœur eucharistique de Jésus. Le but de la neuvaine est de mettre en pratique tout ce que Jésus a demandé à sainte Marguerite-Marie.

Comment vivre cette neuvaine concrètement ?

On peut la vivre de différentes manières : neuf jours consécutifs, neuf dimanches de suite ou neuf premiers vendredis du mois, ou tout autre rythme que l’on choisira, par exemple chaque fois qu’il nous est possible d’aller à la messe. Si on ne peut se déplacer ou si on ne peut communier sacramentellement, n’hésitons pas à vivre la neuvaine malgré tout. La communion de désir, ou communion spirituelle, réjouit le Cœur du Seigneur.

Au centre de la neuvaine se trouve la consécration au Cœur de Jésus que le Seigneur a demandé à Marguerite-Marie de diffuser dans toute l’Église. C’est un acte fort, une magnifique réponse d’amour à l’amour de Dieu.

Cet article fait partie du dossier thématique :Sacré Cœur de Jésus – Lui rendre amour pour amour →

Le magazine Il est vivant a publié le numéro spécial :

IEV n°361 - Sacré Cœur de Jésus - Lui rendre amour pour amour Se procurer le numéro →

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