Jean-Yves Nériec « En un instant, j’ai tout reçu »

Cet article fait partie du dossier thématique :Musulmans, osons les rencontrer au nom de Jésus →

Issu d’une famille musulmane, Jean-Yves Nériec est le fondateur de la Mission Angélus. Il témoigne de sa conversion à l’âge de 15 ans, à la suite d’un camp de vélo animé par un prêtre, d’où est né son désir de faire connaître Jésus aux musulmans.

Je suis né d’une famille d’origine algérienne en France. Ma mère a été mariée à 12 ans avec un homme qui avait deux fois et demi son âge. À 13 ans, elle a eu une fille et à 14 ans, un garçon, c’était moi. Son mari avait dit : « Si c’est un garçon, je pars avec… » Et c’est ce qu’il a fait. J’ai donc été séparé de ma mère et de ma sœur dès la naissance. Je me suis retrouvé à l’assistance publique. Puis j’ai été adopté par une famille française, de tradition catholique mais sans vraie pratique. J’ai été baptisé à l’âge de 7 ans, je suis allé au catéchisme. J’étais touché par ce Jésus crucifié injustement, mais sans vivre de conversion du cœur. En revanche, je me posais des questions métaphysiques : je ne comprenais pas le sens de la vie. « Pourquoi je me lève le matin ? Pourquoi tous ces gens courent, travaillent, se marient, ont des enfants, des maisons, des voitures ? »

À 15 ans, un ami m’a invité à participer à un camp de vélo. C’est en allant m’inscrire que j’ai appris que ce camp était animé par un prêtre. Pendant le camp, il a parlé de la foi, de Jésus, de Marie, etc. Au bout de trois semaines, je me suis dit : « Si c’est vrai ce qu’il dit, il faut que j’y croie, je ne peux pas passer à côté. » Ce prêtre m’a ensuite proposé de faire une retraite dans un foyer de charité. C’est là que j’ai fait le choix de Dieu, de continuer à le chercher et j’ai acheté ma première bible.

Sur la route du retour, en un instant, j’ai tout reçu. J’ai compris que le Christ, c’était Dieu venu sur terre, que la vérité était là. J’ai également pris conscience de la vie éternelle. Je savais pourquoi j’étais sur terre : ma vie ici-bas n’était qu’un passage, un pèlerinage, fait pour me préparer à cette vie en Dieu. Un an après, ma mère et ma sœur m’ont retrouvé. En renouant avec mes origines, je me suis intéressé à l’islam : j’ai vu que dans le Coran, Jésus n’est pas crucifié. C’est un faux-semblant. Puis j’ai lu des passages violents. Pour moi, cela ne pouvait pas venir de Dieu. Et très vite, mon désir missionnaire est né. Je voulais que les musulmans connaissent Jésus Christ dans toute sa plénitude.¨

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