𝅘𝅥𝅮 « Dans la nuit » en trois questions

Un chant traditionnel pour dire la nouveauté complète de Noël

Quoi de mieux pour dire l’actualité toujours nouvelle de la Nativité qu’un chant traditionnel ? Même mélodie, mêmes paroles qu’au XVème siècle, pour que l’Homme chante, aujourd’hui, comme hier, la louange de Dieu. Bas Suijkerbuijk a traduit, en français, ce chant latin de 1410. Il nous emmène quelques siècles en arrière pour nous faire découvrir la nouveauté complète de Noël.

Bas, d’où vient ce chant ?

C’est une traduction d’un chant traditionnel de Noël du Moyen-Âge. Les premières traces que l’on a trouvées de ce chant datent du XVème siècle, de 1410 précisément. A l’époque, c’est un chant latin qui s’intitule « Quem pastores laudavere ». Il est tellement populaire, qu’aujourd’hui encore, dans le Nord de l’Allemagne, la tradition anglaise des « Caroling », c’est-à-dire des chants de Noël, s’appelle « Quem pas singen ».

De ce chant traditionnel, nous avons repris l’idée que le message de Noël soit compréhensible par tous, sans pour autant effacer le contenu liturgique. 

Bas Suijberkuik

Il y est bien sûr question de nuit et de lumière. Ce que nous chantons est en train de se vivre sous nos yeux. Les paroles évoquent la Nativité, mais une nouvelle Nativité. Cela veut dire que c’est aujourd’hui que « nos yeux découvrent ce grand mystère ». Ce fameux « odie », « aujourd’hui », dans la liturgie, qui signifie que le mystère de Noël ne s’est pas joué une fois pour toutes. Il ne s’agit pas de se remémorer l’événement mais bien d’y être présent pleinement.

A travers l’annonce d’une grande joie par les anges, qui viennent du ciel, et l’évocation des bergers, qui chantent la louange de Dieu, terre et ciel se rencontrent.

Une originalité : lorsque nous avons enregistré le clip, nous avons, spontanément, ajouté un refrain qui n’est pas dans la partition d’origine. Le refrain proclame « Gloire à Dieu… » pour faire de ce chant un véritable chant de louange.

Qu’est-ce qui vous touche et vous émeut particulièrement dans ce chant ?

J’aime beaucoup ce chant et je me sens très porté par la tradition. C’est une tradition du Moyen Age mais elle est toujours actuelle, comme en Allemagne, par exemple.

On chante les mĂŞmes airs qu’au XVème siècle, c’est quand mĂŞme incroyable ! Et on chante un mĂŞme contenu, certes actualisĂ©, mais qui reste notre louange comme autrefois. Je trouve cela très fort !

Je suis aussi très touché par l’aspect de la nouveauté du mystère de la Nativité, que la première préface de la Nativité explique très bien. A Noël, on voit Dieu incarné : il se rend visible à nos yeux et en se rendant visible, il nous attire à aimer ce qui reste invisible. Il nous amène, il nous tire, il nous attire vers le ciel et il réunit ainsi ciel et terre. C’est très beau !

C’est tout cela qui résonne en moi à travers ce chant.

« Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant. Car la révélation de ta gloire s’est éclairée d’une manière nouvelle dans le mystère du Verbe incarné : maintenant nous connaissons en lui Dieu qui s’est rendu visible à nos yeux, et nous sommes entraînés par lui à aimer ce qui demeure invisible. C’est pourquoi, avec les anges et les archanges, avec les puissances d’en-haut et tous les esprits bienheureux, nous chantons l’hymne de ta gloire et sans fin nous proclamons… »

1ère préface de la Nativité

A quel moment peut-on chanter « Dans la nuit » pendant la liturgie ?

On peut le choisir comme chant d’entrée ou d’offertoire lors de la messe de minuit ou des messes de Noël ou du temps de Noël.

Pourquoi pas aussi comme chant de communion le jour de l’Epiphanie. Il convient aussi comme chant d’entrée ou d’offertoire pour la messe de l’Epiphanie.

Enfin, on peut le chanter pendant un temps d’évangélisation de rue à Noël ou avant Noël.

Dans la nuit carre

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" Dans la nuit"

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