F.A.Q

Qui contacter pour faire l’année de discernement de l’Emmanuel ?
Tu peux contacter le supérieur de l’année de discernement, le Père Matthieu mrougee@emmanuelco.org +336 83 01 60 57

Quand c’est le bon moment pour se lancer ?
C’est à voir avec ton père spirituel ou la personne qui t’accompagne. En effet, se faire aider spirituellement est très important quand on se pose des questions de vocation. Ce qui est certain, c’est quand on est jeune que l’on a envie de se donner !

C’est quoi le programme de l’année de discernement ?
Le programme de l’année se résume en quelques mots : prière, vie fraternelle, formation humaine et spirituelle et discernement. Il s’agit d’entrée dans une année à l’écart, avec le Christ. La prière est la principale activité de la journée (louange, adoration, messe, vêpres, …). Il y a du temps pour un minimum de formation, même si ce n’est pas l’objectif premier de cette année. La vie fraternelle nous apprend la compassion, le service et la charité. Enfin la dimension du discernement est aussi très importante. Elle se vit à travers les différents accompagnements qui sont proposés par la Maison, notamment la direction spirituelle. L’année est ponctuée de retraites, de pèlerinages et de missions d’évangélisation. Les jeunes vivent aussi un mois en stage compassion auprès des plus pauvres.

Y a-t-il un séminaire de l’Emmanuel ?
La Communauté de l’Emmanuel forme les jeunes qui cheminent pour être prêtre en deux temps : un temps en Maison de formation propre à la Communauté de l’Emmanuel, et un temps en Séminaire dans les diocèses. Ces deux temps permettent au futur prêtre de s’enraciner au sein de la Communauté de l’Emmanuel et au sein des diocèses qu’ils serviront. Notre Maison de formation comporte la Maison de fondation spirituelle à Namur, et la Maison de Formation ND de la Providence où les séminaristes de l’Emmanuel se forment pendant au moins deux ans en lien avec l’IET, l’Institut d’Etudes Théologiques de Bruxelles.

Pourquoi être rattaché à un diocèse ?
Dans le prolongement de l’Incarnation, où le Christ s’est fait Emmanuel, Dieu avec nous, où le Christ a vécu au sein d’un peuple, s’est attaché aux personnes, y a fait entendre la Bonne Nouvelle, les prêtres de l’Emmanuel ont à cœur de vivre leur mission au sein d’un diocèse particulier, avec les richesses de son histoire, les soucis missionnaires propres, dans un lien clair avec son évêque dont il est collaborateur et dans une communion avec les autres prêtres de ce diocèse avec qui on est au service de l’Eglise. Cela ne gêne nullement une disponibilité pour la mission qui peut appeler un prêtre à une mission de courte ou longue durée, bien au contraire : être rattaché à un diocèse ouvre à la fois un enracinement local et un horizon missionnaire.

Comment se choisit le diocèse d’un séminariste de l’Emmanuel ?
Lors de l’année de fondation spirituelle, le jeune qui souhaite devenir prêtre de l’Emmanuel sera amener à se poser cette question en bonne intelligence avec ses responsables, de telle sorte que le choix sera fait au terme de cette année, prenant en considération son histoire personnelle, les appels de Dieu et la présence d’autres prêtres et de frères et sœurs de communauté, avec qui nos missions trouvent leur sens et leur fécondité.

Y a-t-il un âge limite pour devenir prêtre ?
Le Christ appelle à tout âge et bien souvent, c’est la réponse qui se fait à tout âge ! Ce qui importe, c’est moins l’âge limite, que le discernement sur l’appel et ses aptitudes à y répondre. Quand on a des doutes sur ce sujet, le plus simple est d’en parler avec des prêtres formés pour cela.

Faut-il avoir déjà travaillé ou étudié avant d’entrer au séminaire ?
Pas nécessairement. Ce qui importe, c’est d’avoir achevé un cycle. Entrer en année de discernement puis au séminaire sans avoir achevé une formation, ou un cycle de formation, n’aiderait ni à la liberté, ni à la maturation humaine qui se fait précisément quand on va jusqu’au bout de ce qu’on a décidé.

Certains entrent après leur Baccalauréat, d’autres après un cycle court ou long d’études, d’autres encore après une expérience professionnelle. Dans tous les cas, il est important de reconnaître en quoi c’est le bon moment, « le temps favorable » pour soi, et il est nécessaire de se situer dans une réelle alternative pour que son choix et son discernement puissent être posés de manière libre. N’hésite pas à en parler à un prêtre formé pour cela, non pour qu’il décide pour toi, mais pour qu’il te donner les éléments pour que tu puisses toi-même discerner ce bon moment.

J’aimerais bien être prêtre de l’Emmanuel, mais dans mon diocèse, il n’y a pas la communauté de l’Emmanuel.
Effectivement, la Communauté de l’Emmanuel n’est pas présente de la même manière sur l’ensemble du territoire de France. Lorsqu’on est appelé à être prêtre de l’Emmanuel, on reconnaît que la vie en communion avec nos frères et sœurs de Communauté de l’Emmanuel est fondamentale et vitale. Avant d’être prêtre de l’Emmanuel, nous sommes appelés à vivre ce lien fraternel avec des laïcs, des consacrés que nous reconnaissons comme frères et sœurs de Communauté. C’est ce qui vient nourrir et fortifier notre appel à la sainteté. C’est ce qui explique qu’il y ait des prêtres et des séminaristes qui aient fait le choix de rejoindre un diocèse où il y a la présence de la Communauté de l’Emmanuel, pour pouvoir y vivre leur appel.

Peut-on avoir un lien avec l’Emmanuel comme prêtre sans forcément changer de diocèse ?
Oui bien sûr ! On peut se rendre présent à un groupe de prière, vivre régulièrement des sessions à Paray-le-Monial… Pour ceux qui souhaitent se rapprocher de l’Emmanuel, il y a la possibilité d’être prêtre associé, en vivant la vie de Communauté locale, la maisonnée, les week-ends communautaires, sans pour autant que le gouvernement de la Communauté intervienne dans les missions qui sont confiées à ces prêtres.

Dans les missions, qui décide ?
L’évêque ou le responsable des prêtres de l’Emmanuel ? Les deux, en communion, dans le souci du bien du prêtre et de la mission. Puisque le prêtre de l’Emmanuel est 100% diocésain et 100% Emmanuel, il est évident que et l’évêque, et le responsable des prêtres de l’Emmanuel s’accordent dans les missions du frère prêtre. Tantôt c’est l’évêque qui prend l’initiative et interpelle la Communauté de l’Emmanuel pour une mission particulière. Tantôt c’est la Communauté de l’Emmanuel qui fait une demande particulière de son évêque. Quoiqu’il en soit, la décision est toujours vécue dans un souci de communion et confiance mutuelle.

Faut-il être engagé dans l’Emmanuel pour entrer au séminaire pour l’Emmanuel ?
Pour faire l’Année de Fondation Spirituelle propre à la Communauté de l’Emmanuel (Maison St Joseph de Namur), il est effectivement important de connaître de l’intérieur la Communauté de l’Emmanuel, ce peut être par le biais des sessions de Paray, des événements vécus en lien avec la Communauté de l’Emmanuel, ou bien dans des lieux de mission de la Communauté de l’Emmanuel, comme les paroisses notamment. Si on ressent qu’on est appelé dans la Communauté de l’Emmanuel, même sans s’y être engagé formellement, il est tout à fait possible de faire sa demande pour l’année de discernement.

Les études me font peur !
Pas de panique ! Les études sont certes exigeantes, mais avant d’être un effort à fournir, une étape formelle, elles sont un cadeau que nous donne l’Eglise pour former non seulement notre intelligence, mais aussi – et surtout – notre cœur ! Nous ne sommes pas seuls face à ces études, c’est dans le cadre d’une communauté que nous étudions. Dans les faits, il arrive très souvent qu’une personnalisation des études soit réalisée. Le but n’est pas d’avoir une tête bien pleine, mais bien faite, afin que la mission d’être pasteur à la suite du Christ puisse se réaliser.

L’année de discernement est-elle obligatoire, ou peut-on rentrer au séminaire directement ?
Oui, depuis 2016, sur décision du Pape François, l’année de discernement est devenue obligatoire pour l’Eglise du monde entier : elle devient une étape nécessaire avant toute entrée au séminaire. Même avec une expérience spirituelle, des études ou une vie professionnelle, cette année de discernement est nécessaire, car elle permet de faire un S.A.S. indispensable pour un enracinement dans la vie du Christ. Cette année permet de discerner, de mûrir, de confirmer un appel que l’on ressent, dans une grande liberté intérieure, sans échéances d’examens d’études.

Je n’ai pas fini mes études, mais j’aimerais être prêtre, qu’est-ce qui est proposé en attendant ?
Profites-en pour te donner à fond et pour vivre des expériences humaines qui vont continuer de te construire et de t’enrichir. Ce n’est pas du temps perdu, ni un temps pour attendre simplement, mais c’est un temps béni dans lequel tu peux développer certains aspects de ta personnalité, expérimenter des responsabilités, goûter la joie de la mission. Différentes propositions peuvent t’être faites : tu peux rejoindre une paroisse de l’Emmanuel pour y vivre des expériences de Groupe de Prière, d’ECM, de parcours Zachée…, tu peux aussi profiter des opportunités liées à tes études pour partir à l’étranger, rejoindre une mission du Rocher, de Fidesco, une ESM… , tu peux aussi jalonner ton année par les Forums d’hiver et d’été et t’engager à fond chez les jeunes de l’Emmanuel ! Pour t’accompagner de manière spécifique au niveau de ton discernement, le Cycle du Curé d’Ars sur un an, ou des retraites de discernement peuvent être une aide précieuse qui nourrira ton accompagnement spirituel, vital dans ces années !

J’aimerais connaître des prêtres de l’Emmanuel, comment faire ?
Rejoins une paroisse de l’Emmanuel, ou participe à une des retraites de discernement d’hiver ou d’été : tu y rencontreras des prêtres de l’Emmanuel, et tu pourras échanger sans nul doute avec l’un d’entre eux qui t’accueillera avec joie !

Un prêtre de l’Emmanuel est-il obligé de partir à l’étranger en mission ?
Non bien sûr ! L’appel à la mission ne se limite pas à des missions à l’étranger. Ce qui importe, c’est une disponibilité intérieure à la mission qui passera par un discernement de ce qui est un appel de Dieu et une réponse possible de notre part ! Donc la mission, oui, à l’étranger avec discernement !

Où sont formés les séminaristes de l’Emmanuel ?
Les séminaristes de l’Emmanuel vivent tous une Année de fondation spirituelle à la Maison St Joseph de Namur. Ensuite, sur les deux temps spécifiques de formation (1er et 2ème cycles), les lieux peuvent varier, avec cette constante d’un temps en Maison de Formation propre à l’Emmanuel et d’un temps en Séminaire diocésain pour permettre à chacun d’avoir un enracinement et dans la Communauté de l’Emmanuel et dans les diocèses.