« Ce ne sera pas notre dernier Noël », un film comique pour aider les familles à s’aimer davantage

Cette comédie musicale comique met en scène des enfants prêts à toutes les ruses pour sauver l’unité de leur famille et empêcher le divorce de leurs parents. Interview de Juan-Manuel Cotelo, réalisateur du film.

Vignette Facebook Juan Manuel Cotelo Saje affiche

Pourquoi avoir choisi de parler du divorce dans votre dernier film ?

Ce ne sera pas notre dernier Noël parle de réconciliation plutôt que de divorce. C’est une approche positive, pleine d’espoir, qui part du conflit pour aller vers la solution. Cela s’applique à tout dans la vie. Est-ce l’approche négative ou l’approche positive ? L’approche négative de quelque chose nous amène à être contre quelque chose et à nous plaindre. L’approche positive d’un même problème nous pousse à chercher une solution. Dans cette perspective positive, Ce ne sera pas notre dernier Noël est un film joyeux et musical avec une fin heureuse.

La nouveauté de notre approche c’est que nous nous sommes concentrés sur les enfants. Ils souffrent beaucoup des disputes familiales, parfois en silence, alors que le débat théorique sur le divorce est centré sur l’adulte : « Je ne ressens plus la même chose pour ma femme », « je ne peux pas lui pardonner »… c’est toujours moi, moi, moi ! Un couple marié qui accorde une part importante de son regard à ses enfants trouve la force et l’amour suffisants pour se pardonner, se taire, sourire, et protéger l’unité familiale. Les enfants sont le plus grand trésor d’une famille. Combien d’efforts faisons-nous pour protéger nos biens matériels ? Nous mettons une alarme dans la maison contre les cambrioleurs, nous achetons un chien qui aboie beaucoup, nous installons une clôture et tant d’autres choses. Et lorsqu’il s’agit de protéger l’amour, l’unité, la joie, la force des enfants, nous ne faisons pas tant d’efforts.

Ce film est motivé par de 2 expériences contradictoires. La première, l’expérience traumatisante de voir des familles d’amis se briser et dans de nombreux cas, il s’agit de personnes qui ont des idées très claires, elles n’ont pas un problème théorique. Leur problème n’est pas ici, dans la tête. Il est là dans le cœur. La seconde est la rencontre de tant de familles qui s’aiment vraiment et pour toute leur vie. Mes parents se sont aimés toute leur vie, mes beaux-parents se sont aimés toute leur vie, mes grands-parents… Et la question surgit alors : pourquoi y a-t-il cette pandémie de ruptures ? Pourquoi est-il soudain normal qu’une famille se sépare et rarissime qu’une famille s’aime ?

A l’origine de ce changement, le mot « sacrifice » a été discrédité. On nous a dit d’oublier toute chose qui demande un sacrifice. Mais « sacrifice » n’est pas un mot négatif, c’est un mot précieux. C’est le chemin pour accomplir quelque chose de grand. Le mot « service » a aussi été discrédité. On est passé de : « Comment puis-je servir les autres ? » à « A quoi peuvent-ils me servir ? » Enfin le mot « amour » a été dévalorisé. L’amour signifie le don de soi à quelqu’un ou quelque chose. Maintenant, l’amour se traduit par ce qu’il me donne : le plaisir, la satisfaction, la sécurité économique… Et quand je n’ai pas cela, l’amour est terminé. Non, l’amour n’est pas fini, il n’a même pas commencé. C’est ce que nous avons essayé de retrouver dans ce film, la substance fondamentale de la cellule familiale que sont le service, l’écoute, le pardon : en un seul mot, l’amour, c’est-à-dire le don de soi à la maison.

Pourquoi et comment défendre la famille ?

Il serait naïf de ne pas reconnaître que la famille est attaquée. Jamais frontalement, mais toujours au nom de la liberté, du progrès et de la modernité. Ceux qui aiment la famille ne peuvent donc pas perdre leur temps à se plaindre, à se mettre en colère ou à faire des diagnostics. Le monde a besoin de militants de l’amour et de la famille, qui agissent d’abord dans leur propre famille.

Ne soyons pas des théoriciens de l’amour, non, je dois aimer à la maison, dans ma famille, ma femme, mes enfants, mon beau-père, mon grand-père, mon fils, quiconque j’ai à la maison. Mais je pense que la société a aussi besoin de militants familiaux dans la rue.

De la même manière, des dommages ont été causés aux familles par les médias, par la législation, à notre tour, faisons des choses positives en faveur de la famille, en public, sans honte. Nous ne pouvons pas avoir honte d’aimer.

Eh bien, les vacances sont terminées. Ca, c’est la mauvaise nouvelle. Finies les vacances à rester à la maison pour se plaindre. Nous devons sortir et aimer dans la société, dans la rue et dans les médias. Et dans le cinéma et dans la politique et partout. Et nous allons gagner ce match !

Pourquoi les spectateurs doivent-ils aller voir votre film ?

CE NE SERA PAS NOTRE DERNIER NOËL est une opportunité pour redécouvrir l’amour à la maison, à travers le cinéma, c’est-à-dire à travers un langage si agréable, bon, et drôle. Et c’est aussi l’occasion d’envoyer un message à l’industrie cinématographique : nous voulons voir des films qui parlent de l’unité familiale, qui parlent de l’amour, des films de Noël dans lesquels Jésus-Christ et la Sainte Famille sont des protagonistes.

Parce que sinon, on nous vole Noël en le transformant en fête de la neige, ou des rennes, ou des cadeaux, ou de la consommation, ou de la fin de l’année. Mais Noël signifie la naissance du Christ. Wow, quelle opportunité ! Aller au cinéma pour faire passer le message que nous aimons la famille et que nous aimons Noël. Alors mon invitation, ma proposition, ma supplication effrontée est la suivante : Allez au cinéma, allez-y en famille pour voir CE NE SERA PAS NOTRE DERNIER NOËL.

Emmenez vos amis, vos familles, vos écoles, vos collègues de travail. Dites-leur que ce film ne va pas seulement leur plaire – vous allez rire, danser, chanter – mais qu’il va aussi vous aider à vous aimer davantage à la maison. Le jour de la Première en Espagne, une personne m’a dit en partant qu’elle avait hâte de rentrer chez elle pour embrasser sa femme et je lui ai répondu que c’était pour cela que nous avions fait ce film, pour que tu puisses embrasser ta femme.

Alors j’espère qu’en sortant du cinéma, la France sera pleine de baisers entre les époux.

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