Ce que Marthe leur a dit…

Ce que Marthe leur a dit...

Dans sa petite chambre de Châteauneuf-de-Galaure (Drôme), Marthe Robin a accueilli entre 1930 et 1981 près de 103 000 personnes : du voisin d’à-côté au membre de l’Académie française, du catholique convaincu à l’athée déclaré, mais aussi des milliers de prêtres, des cardinaux et des évêques. Ce nouveau livre du Père Bernard Peyrous, postulateur de la cause de Marthe Robin, et de Marie-Thérèse Gille, co-postulatrice et membre du foyer de charité de Châteauneuf-de-Galaure, rapporte quelques-uns de ces entretiens. Interview.

> Pourquoi avoir voulu classer et mettre en pages les paroles de Marthe à ses visiteurs ?

Bernard Peyrous : Parce que nous nous sommes aperçus que les paroles de Marthe sont des trésors et que nous voulions en faire connaître un certain nombre, mais nous nous sommes aperçus aussi que lire une conversation en entier devient vite lassant. D’où le choix de faire des extraits. Nous avons volontairement renoncé à faire des chapitres par thèmes, parce que la conversation va et vient, qu’elle est vivante et nous avons voulu garder quelque chose de cela.

> Votre livre comporte une table des matières avec un certain nombre de thèmes classés par ordre alphabétique, bien sûr spirituels mais souvent aussi très concrets, comme « nez », « rhume », « Gandhi » ou même « Christian Dior » : Marthe Robin parlait-elle de tout, et pourquoi ?

Bernard Peyrous : Parce que c’était une personne vivante qui s’intéressait à mille choses et pas du tout une mystique collée au plafond. Cela ressort très bien des échanges avec les gens. Elle était toute proche d’eux. Péguy disait que le spirituel est devenu charnel. C’est exactement ce que l’on constate chez Marthe.

> Qu’a-t-elle dit à Pierre Goursat, le fondateur de l’Emmanuel ?

Bernard Peyrous : Il a été la trouver à un moment où, après avoir fondé la Communauté, il ne se sentait pas d’en être le responsable. Il avait peur des fondateurs qui s’incrustent, et cela allait contre son humilité profonde. Marthe lui a dit: « Acceptez, quand on ne voudra plus de vous, on saura bien vous le dire. » Cela l’a complètement rassuré, il n’a plus douté, et il a exercé très bien le charisme de responsable.

> Que nous apprend Marthe Robin de la vie avec Dieu ?

Bernard Peyrous : Que c’est possible, que Dieu est proche, qu’il est bon, qu’il est tendre, qu’il veut aller jusqu’au bout avec nous, nous pousser très loin, que la Vierge Marie est une vraie Maman et qu’elle ne nous lâche jamais, que le Ciel est bien plus près de la terre que nous ne le pensons.

Vous pouvez notamment vous procurer ce livre sur le site Librairie-Emmanuel.fr