Journées de Bioéthique : l’espérance ne déçoit pas !

Le 10 novembre prochain auront lieu les Journées de Bioéthique à Lille, Lyon, Nantes et Paris. Parler de bioéthique, est-ce encore utile ? Comment s’y retrouver ? Rencontre avec les responsables de ces journées.

 

On va beaucoup parler de bioéthique dans les semaines à venir : Comment s’y retrouver dans tout ce qui est dit ?

Jean-François et Laetitia, Journées de Bioéthique de Paris : Justement, pour bien s’y retrouver et savoir de quoi on parle il faut se former. Cela permettra d’avoir une parole éclairée dans les débats et de contribuer à une vraie réflexion de nos contemporains, en sortant des raccourcis proposés parfois par les médias

Alix et Edouard, JdB de Lyon :  Nous prenons conscience aujourd’hui que la bioéthique ne regarde pas seulement le début ou la fin de la vie, mais la vie à chaque instant de l’existence, qui est si fragile et si belle. La recherche biomédicale, l’écologie humaine, la place des personnes fragiles dans la société, sont des chantiers en friche !

Il nous faut des repères anthropologiques, philosophiques, spirituels, solides pour nous y retrouver. Les journées de Bioéthique s’efforcent d’apporter ces repères. Nous aimerions qu’elles fassent grandir, pour chacun des participants, le désir de réfléchir davantage à ces sujets… et de se retrousser les manches. Qu’elles réveillent l’enthousiasme et l’espérance.

N’avez-vous pas peur qu’on sature du sujet ?

Solène et Thibault, responsables des JdB : C’est justement parce qu’on peut avoir le sentiment de saturer du sujet qu’il faut revenir aux fondements : les Journées de Bioéthique sont l’occasion de prendre du recul sur toutes ces questions en proposant une approche à la fois plus large et plus approfondie, le tout sous le regard de Dieu.

En bioéthique, les choses évoluent constamment, une formation continue est donc plus que nécessaire !

Marie et Laurent, JdB de Nantes : Les lois viennent juste d’être votées c’est important d’être à jour de l’actualité !

Nous avons voulu offrir aux participants un panel assez large de sujets à creuser au sein de la bioéthique. A Nantes par exemple, nous avons des ateliers sur des thèmes variés…et innovants : un chercheur de l’université de Nantes interviendra sur l’utilisation des Big Data dans le monde de la santé, un frère Franciscain sur « l’Esperance ne déçoit pas (Rm 5)… y compris en bioéthique ! « , et une pédiatre sur les enjeux du deuil périnatal. On est loin des intervenants que l’on est habitués à entendre en bioéthique !

On a l’impression qu’il est trop tard et qu’on ne peut plus rien faire : comment garder l’espérance ? Que peut-on encore faire ?

Solène et Thibault, responsables des JdB : C’est vrai, nous pouvons avoir l’impression que nous sommes impuissants face à toutes ces évolutions et que les dés sont déjà jetés. Si les avancées de la science et les évolutions législatives concernant la bioéthique semblent aller à l’encontre de notre nature humaine, nous restons libres chacun à notre niveau de choisir le bien, dans nos relations, dans notre métier, dans nos engagements. Tous, là où nous sommes, pouvons promouvoir et diffuser la culture de vie.
Et soyons persuadés que chacune de nos actions portera du fruit. Nous pouvons pour nous en convaincre reprendre les mots de Monseigneur Aupetit : « Notre parole continue à faire son chemin. Elle passe de conscience en conscience, de pensée en pensée. Un jour prochain, l’opinion publique se rendra compte que nos alertes étaient légitimes. La vérité a toujours le dernier mot ». Il est donc justement plus que jamais nécessaire de nourrir notre espérance. Les temps de rencontres et de prière des Journées de bioéthique sont là pour ça !

Les Journées de bioéthique sont aussi l’occasion de révéler la multiplicité des initiatives qui se font jour , comme par exemple des réseaux d’accompagnement à la fin de vie fondés sur une vision chrétienne de la personne. Ces initiatives témoignent qu’au contraire, de multiples choses sont à faire !

Les Journées de Bioéthique, c’est quoi ?

A qui s’adressent ces journées ?

Benoit et Catherine, JdB de Lille : A Tous ! et particulièrement à ceux qui se posent des questions : comment tourne le monde ? Que puis-je faire pour que ça s’améliore ?

Ces journées sont-elles un lieu pour se former ?

Jean-François et Laetitia, JdB de Paris : Pour se former, mais aussi pour se ressourcer, découvrir des projets et des associations, élargir son réseau… et partager un bon moment !

Vous avez souhaité refaire des journées de Bioéthique en région. Pourquoi ?

Jean-François et Laetitia, JdB de Paris : Nous voulions rendre le contenu de ces journées accessibles au plus grand nombre, en particulier à ceux pour qui se déplacer 3 jours à Paray-le-Monial était un obstacle.
Un forum de 3 jours c’est très enthousiasmant, mais souvent, quand chacun rentre chez lui, le soufflé retombe. Ces journées en région permettent aux participants de prendre conscience que juste à côté d’eux, d’autres se posent les mêmes questions.

Cela permet aussi que des relations se nouent : un réseau de soignants a été lancé après les Journées de Bioéthique 2017 par exemple et une infirmière a rencontré l’an dernier une des associations présente dans le « village des associations », association avec laquelle elle travaille aujourd’hui. 

Les personnes qui y participent souhaitent :

  • Nourrir leur cœur et leur intelligence
  • Rester connectées à l’actualité bioéthique
  • Renouveler leurs réseaux
  • S’accorder une halte sous le regard de Dieu.

Renseignements et replay des interventions


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