Quand le nid se vide – le départ des enfant, une étape à penser en couple

Quand leurs enfants commencent à quitter le nid familial, certains couples sont déstabilisés. Amour et Vérité organise les 1er et 2 décembre un week-end « Quand le nid se vide » pour aider ces couples à aborder ce changement avec sérénité. Interview de Patrice et Marie-Anne, qui sont à l’initiative de ce week-end.

Que proposez-vous aux parents pour réagir aux problèmes qu’ils rencontrent au départ de leur enfant ?

Une prise de conscience : réfléchir à l’étape suivante de sa vie à deux, pour qu’elle soit une période de retrouvailles, qu’elle permette de redéfinir un projet commun avec une nouvelle fécondité, réfléchir aussi à la place à donner à son couple, à son travail, à ses parents qui sont moins autonomes, à ses enfants, beaux-enfants, petits-enfants… s’ouvrir vers l’extérieur. C’est aussi un rappel que la relation avec les enfants devient une relation d’adulte à adulte.

Le « syndrome du nid vide »

C’est cette sensation de vide que peuvent ressentir plus ou moins fortement certains couples lorsque leurs enfants partent, et quand après un temps fort d’investissement parental, les parents se retrouvent en tête à tête, dans des habitations aux chambres vides…

Pourquoi organiser ce week-end en couple ? Est-ce parce que certains couples cessent totalement de s’occuper d’eux-mêmes pour leurs enfants ?

Ce week-end est organisé pour des couples car on y « travaille » sur le lien conjugal. En fait, les couples ne cessent pas de s’occuper d’eux-mêmes, mais certains cessent de s’occuper de leur couple, ce qui n’est pas la même chose… ce week-end donne l’occasion de prendre du temps à deux, de prendre conscience du temps qui passe et de poser un regard d’espérance et de joie sur ce temps de la maturité, en dépit des crises possibles. Il permet aussi de ne pas céder à la tentation de s’engouffrer dans deux vies parallèles, avec le risque d’un délitement du lien conjugal qui conduit certains couples à se séparer à ce moment de leur vie.

Beaucoup voient cette séparation comme une déchirure, mais peut-elle être un nouveau départ, une action de grâce pour le travail accompli auprès des enfants ?

C’est justement l’objet de ce week-end, pour les couples qui se posent la question de quoi faire ensuite, car quand les enfants partent, les parents peuvent se sentir déstabilisés. C’est aussi une invitation à se réjouir (ou un rappel) que les enfants aient pris leur envol, car cela signifie la réussite de la mission parentale.

A la fin de la vie active, les questions décisives viennent, sur la vieillesse, la mort ou la solitude. Est-ce que le départ des enfants c’est aussi un temps pour Dieu ?

Le temps du départ des enfants ne coïncide pas forcément avec la fin de la vie active, mais il la prépare et cela permet de commencer sereinement à penser à cette étape ultérieure. C’est un temps favorable pour prendre des engagements à deux, renforcer sa foi, profiter de la disponibilité retrouvée pour prendre enfin plus de temps pour prier…

En pratique : le déroulement du week-end

Le 1er et 2 décembre, du samedi midi au dimanche 17h

Avec : un couple d’intervenants formé au conseil conjugal, trois couples communautaires habitués à l’écoute et dont le propre nid s’est déjà vidé, et un prêtre.

Au programme : Le week-end alterne entre les topos des intervenants -interactifs-, des temps de réflexion en couple autour de pistes proposées, des temps spirituels (louange, messes, adoration, veillée miséricorde, bénédiction des couples en fin de week-end), et des temps de convivialité et d’écoute, et si besoin des rendez-vous personnalisés avec les intervenants ou le prêtre.

Inscriptions au week-end