[NOUVELLES DE LA COMMUNAUTÉ] Décès de Marie-Nicole Boiteau

Marie-Nicole Boiteau est décédée le 7 octobre 2018, en la fête de Notre-Dame du Rosaire. Assistante de Pierre Goursat, consacrée dans le célibat au sein de la Communauté de l’Emmanuel, elle a contribué à la formation de nombreux laïcs, prêtres et séminaristes.  Elle était professeur au Collège des Bernardins à Paris.

Les obsèques de Marie-Nicole Boiteau
seront célébrées
le vendredi 12 octobre à 15h
en l’église Sainte Jeanne de Chantal à Paris.
(M° Porte de Saint-Cloud)

Ci-dessous le message d’Antonia Holstein, responsable de la vie consacrée féminine au sein de la Communauté de l’Emmanuel.

Hier, 7 octobre, Marie-Nicole Boiteau nous a quittés. Un dimanche à l’aurore, elle pour qui la Résurrection était tout, le centre de sa vie comme de son enseignement. C’était aussi à l’aube de la fête de Notre-Dame du Rosaire, elle qui était si mariale…
Marie-Nicole, pourtant si discrète sur elle-même, partageait volontiers son attachement à la Vierge Marie, l’un des points qui l’a peut-être encore plus sûrement rapprochée de Pierre !

Marie-Nicole est née le 4 février 1947. Elle rencontre Pierre Goursat et la communauté de l’Emmanuel pour la première fois au printemps 1973 à l’Assomption. Elle fréquente assidûment les assemblées de prière de l’Assomption et de Saint-Louis d’Antin. Avocate, elle démarre aussi un petit groupe de prière au Palais, avec Hervé-Marie Catta.

En septembre 1976, elle participe aux « 3 semaines » qui ont été comme le démarrage de la vie communautaire et rejoint la Fraternité de Jésus en février 1977. Elle fait partie des premiers frères et sœurs qui s’engagent dans la communauté en juin 1977.

A partir d’avril 1979, elle travaille sur la Péniche comme assistante de Pierre (secrétaire-chauffeur, cuisinière à l’occasion) jusqu’à ce qu’il quitte son poste de modérateur (1985). Elle a été très proche de lui alors. Ensuite elle exerce différentes fonctions comme salariée de la Communauté, toujours sur la Péniche, elle est permanente de la Communauté jusqu’en 1992.

Elle fait partie des premières jeunes femmes qui se sont consacrées dans le célibat au sein de la Communauté de l’Emmanuel, le 3 janvier 1981. Marie-Nicole portait ce désir depuis de nombreuses années. Pour elle, une chose était claire : c’était d’abord le Christ qui l’attirait, comme une nécessité de se donner de manière absolue à Celui qui était son Tout. La Fraternité de Jésus s’est révélée comme le lieu et le mode de consécration qu’elle portait déjà en elle.

Membre du premier Conseil « officiel » de la Communauté élu en 1983 après la reconnaissance canonique par Mgr Lustiger, Marie-Nicole est restée membre du Conseil de 1983 à 1988 puis de 1997 à 2006, et membre du conseil de la Fraternité de Jésus de 1986 à 1997 et presque sans interruption de 2001 à 2018. Elle a toujours été très proche des différents modérateurs, toujours disponible lorsqu’ils avaient besoin de ses conseils.

Quand elle cesse de travailler pour la Communauté, elle entreprend des études de théologie. Elle va alors se donner à fond pour la formation des séminaristes, principalement à Paris, tout en assurant des cours pour l’école Cathédrale. Son amour de la Parole de Dieu et ses extraordinaires connaissances en même temps que son désir de former tous ceux qui désiraient l’être, en font une personnalité très reconnue et très appréciée. Mais ce qui importe le plus pour elle est la formation individuelle et le suivi personnel de ses étudiants. En vraie tutrice, elle est d’une grande rigueur dans les corrections et le suivi de ses élèves.

Elle rappelle souvent : « nature ET grâce », un thème que l’on retrouve aussi beaucoup chez Pierre.

Marie-Nicole avait aussi un grand sens de l’humour, ainsi qu’un grand amour de la vie, elle s’intéressait à toutes les affaires du monde, tout en répétant, comme Pierre le faisait inlassablement, « Etre dans le monde sans être du monde ».

Ces derniers mois, outre le besoin de se nourrir de la Parole, Marie-Nicole parlait beaucoup du grand combat que vit l’Eglise aujourd’hui et priait beaucoup pour cela. Elle était une véritable combattante. Son amour des jeunes et son attachement au salut des âmes l’ont portée tout au long de sa vie.

Cette grande dame nous a quitté, elle nous a montré le chemin…
Merci Seigneur de nous l’avoir donnée !

Vous pouvez retrouver ici la biographie de Marie-Nicole Boiteau et écouter ses cours en podcast.