Claire, consacrée et médecin à Madagascar

Claire-de-lEprevier-MadagascarClaire est médecin à Madagascar, en coopération avec Fidesco. Après avoir vécu deux ans dans un foyer de jeunes handicapés, elle est maintenant en mission dans une école d’enfants aveugles… 

« Le plus important, c’est l’amour avec lequel nous soignons les malades. » 

Avez-vous trouvé votre place dans ce que vous faites actuellement, dans votre travail de médecin à Madagascar ?

Trouver sa place devient bien plus simple quand on croit que Dieu est présent avec nous (c’est bien ce que signi e « Emmanuel » : Dieu avec nous) et que là où nous sommes, Il nous a envoyé. J’ai compris compris que le plus important est ce que nous vivons avec amour. Donc je décide de faire ce que je peux avec le plus d’amour possible, et de demander pardon quand c’est nécessaire.

Qu’avez-vous le sentiment d’apporter de plus ou de différent PAR votre statut de femme consacrée à ces jeunes mamans que vous aidez ?

Les femmes de Madagascar sont souvent épuisées du fait des grossesses rapprochées non désirées puis de l’allaitement, l’abandon du conjoint (mort ou parti) et la charge de nourrir tout le monde dans la misère, et le travail jour et nuit. J’essaye de leur dire par mon attitude, mon écoute, mes gestes, qu’elles sont dignes de respect et d’amour, j’ai essayé de poser sur elles le regard de Dieu plein d’espérance, et aussi de leur montrer que leurs enfants sont dignes eux aussi d’attention et de tendresse.

Comment tentez-vous chaque jour de donner le Christ sur votre lieu de travail à travers votre vocation ?

Ici tout le monde croit en Dieu, mais l’évangélisation est récente (elle a moins de 100 ans), et la foi est parfois un vernis, une habitude de chants dominicaux, sans que l’Évangile soit vécu en profondeur. Alors je m’appuie sur ma délité à la prière quotidienne. Les gens le voient et me demandent de prier pour eux.

Et puis, je n’hésite pas à me montrer comme je suis avec mes faiblesses, en m’appuyant sur Dieu, je crois qu’il peut aussi toucher les cœurs de cette manière…

« Les femmes de Madagascar sont souvent épuisées. J’essaye de leur dire par mon attitude qu’elles sont dignes de respect et d’amour. »