[Film] Allez voir « Le Cœur de l’homme » pour voir le Cœur de Dieu

Présentation du film le Cœur de l’homme par Louis-Etienne de Labarthe, directeur de la communication de la Communauté de l’Emmanuel.

J’ai eu la chance de voir en avant-première le film Le cœur de l’homme, et je voudrais vous dire simplement pourquoi je vous recommande vivement de voir ce film et de le faire voir !

Ce film est un ovni. Il va vous surprendre. Ce n’est ni une fiction ni un reportage. Il s’agit d’un film témoignage accompagné d’intermèdes sur une allégorie originale et puissante d’une relation entre un père et son fils. Une fois passé l’effet de surprise sur le genre du film, on est pris par sa profondeur et sa force.

Il faut voir ce film car avant tout c’est une annonce extraordinaire de notre rédemption. Ce film rassemble des témoignages de personnes qui sont tombées dans une addiction au sexe. Mais bien plus qu’un film sur l’addiction, il s’agit avant tout d’un film sur l’amour fou, passionné de Dieu notre Père qui va chercher son fils enchaîné. C’est un film sur notre rédemption à tous ! Que nous soyons ou non concernés par une addiction, que nous soyons tombés ou non dans de graves chutes, nous sommes tous bénéficiaires de la même grâce de rédemption. Comme l’avait compris et expérimenté Sainte Thérèse de Lisieux, si nous ne tombons pas, c’est uniquement par la grâce de Dieu : c’est le Seigneur qui a retiré le pierre sur notre chemin afin que nous ne tombions pas. (voir extrait de Sainte Thérèse ci-dessous). Nous bénéficions tous de la même grâce de salut. Nous sommes tous sauvés par ce même amour qui nous rejoint jusqu’au fond de l’abîme, qui pardonne tout et qui seul nous relève. Le Cœur de l’homme nous révèle en réalité le Cœur de Dieu !

Il faut aussi voir ce film car aujourd’hui les addictions au sexe sont un fléau extrêmement répandu, y compris chez les chrétiens. Et cette addiction est source de tristesse, de cassures et de découragement. Qu’il est important de redonner un espérance à tous ceux qui sont touchés. Et ce film donne une espérance incroyable !

Tout le monde ou presque peut voir ce film, aussi bien les hommes que les femmes. Car si ce film est grave et intense, il n’est ni pénible ni pesant. Il convient cependant de bien discerner qui peut le voir. En effet, si les images ne sont ni érotiques ni violentes, elles sont néanmoins fortes et marquantes. De plus, ce film aborde de manière très directe l’addiction à la pornographie et ses conséquences dramatiques. Nous ne sommes pas dans un film fiction mais bien dans le monde réel. Ames sensibles, s’abstenir. Personnellement, il me semble convenir à des adolescents à partir de 16 ans, à condition d’être en mesure de pouvoir reprendre le film avec eux dans un dialogue à l’issue du film.

Vraiment, ce film est un cadeau pour la mission tant le monde a besoin de cette espérance de la rédemption précisément là où certaines addictions apportent détresse et désespérance.

Le lancement de ce film se fera selon un concept assez original mis en œuvre par l’Église aux États-Unis que SAJE essaye de démarrer en France. Afin de créer un événement mobilisateur, il ne sera diffusé qu’un seul jour : le 15 novembre prochain ! (le même jour que le beaujolais nouveau !)

Alors ne ratons pas cette occasion missionnaire !

  • Réservons notre soirée du jeudi 15 novembre.
  • Contactons nos paroisses, nos communautés locales, nos aumôneries de lycée ou d’étudiants, nos amis pour les inviter au cinéma avec nous ce soir-là…
  • Pour être certain de disposer d’une séance proche de chez vous ce soir-là, contactons rapidement les équipes de Saje (Mathilde – communication@sajeprod.com) pour programmer une séance dans la salle de votre choix.
  • Anticipons dès maintenant les suites de cette projection, car personne ne doit être laissé seul avec ses questions. Saje propose à cet égard une « fiche pratique » très bien faite et nous travaillons avec les équipes de Saje à la création d’un site dédié : www.lecoeurdelhomme.net pour permettre à ceux qui le souhaitent d’aller plus loin.

Bonne mission et portons cet événement missionnaire dans notre prière !

Bande annonce du film

Réactions au film


Pour aller plus loin

« J’aurais pu tomber aussi bas que Sainte Madeleine » Sainte Thérèse

« Je reconnais que sans Lui, j’aurais pu tomber aussi bas que Sainte Madeleine et la profonde parole de Notre Seigneur à Simon retentit avec une grande douceur dans mon âme… Je le sais : « celui à qui on remet moins, AIME moins » mais je sais aussi que Jésus m’a plus remis qu’à Sainte Madeleine, puisqu’il m’a remis d’avance, m’empêchant de tomber. Ah ! que je voudrais pouvoir expliquer ce que je sens !… Voici un exemple qui traduira un peu ma pensée. Je suppose que le fils d’un habile docteur rencontre sur son chemin une pierre qui le fasse tomber et que dans sa chute il se casse un membre ; aussitôt son père vient à lui, le relève avec amour, soigne ses blessures, employant à cela toutes les ressources de son art et bientôt son fils complètement guéri lui témoigne sa reconnaissance. Sans doute cet enfant a bien raison d’aimer ainsi son père ! Mais je vais encore faire une autre supposition. Le père ayant su que sur la route de son fils se trouvait une pierre, s’empresse d’aller devant lui et la retire, sans être vu de personne. Certainement, ce fils, objet de sa prévoyante tendresse, ne SACHANT pas le malheur dont il est délivré par son père ne lui témoignera pas sa reconnaissance et l’aimera moins que s’il eût été guéri par lui… mais s’il vient à connaître le danger auquel il vient d’échapper, ne l’aimera-t-il pas davantage ? Eh bien, c’est moi qui suis cette enfant, objet de l’amour prévoyant d’un Père qui n’a pas envoyé son Verbe pour racheter les justes mais les pécheurs. Il veut que je l’aime parce qu’il m’a remis, non pas beaucoup, mais tout. Il n’a pas attendu que je l’aime beaucoup comme Sainte Madeleine, mais il a voulu que JE SACHE comment il m’avait aimée d’un amour d’ineffable prévoyance, afin que maintenant je l’aime à la folie !… » (Histoire d’une âme, Manuscrit A 38v – 39r)

Extrait de l’Évangile commenté par Sainte Thérèse : Luc 7,36-47

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.  Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »