Un numéro d’Il est vivant pour nous aider à transmettre

Pour l’éducation, pour la foi, pour la culture, que veut dire transmettre ? Et… pour la vie ? Le nouveau numéro d’Il est vivant nous emmène dans de passionnantes explorations sur le sens de ce mot… si chrétien !

En exclusivité, découvrez ci-dessous 3 articles de ce numéro :


-Groupe scolaire Jean Paul II – Quand amour et vérité se rencontrent
-Transmission – Traverser la crise
-Gabriel – Choisir librement ce que j’ai reçu

et le sommaire du numéro !


Voir le site d’Il est Vivant !


Groupe scolaire Jean Paul II – Quand amour et vérité se rencontrent


Dans la Loire, le premier groupe scolaire confié à la tutelle de l’Emmanuel accueille 1 200 élèves, de la maternelle à la terminale sur quatre sites différents.

Texte et photos Laurence de Louvencourt

« Je suis heureux, monsieur », confie spontanément un élève du lycée à Olivier Lamoril, directeur du groupe scolaire, qui le salue gentiment. Le chef d’établissement accueille cette parole avec une joie non dissimulée : quelle plus belle récompense en effet pour un éducateur ? Il suffit de passer un peu de temps au sein des écoles de Montrond-les-Bains ou de Saint-Galmier (Loire) pour comprendre qu’aucun adulte n’y ménage sa peine afin d’offrir aux enfants et aux jeunes un lieu de vie favorable à leur instruction ainsi qu’à leur croissance humaine et spirituelle. Rien à voir, cela dit, avec un bunker protégeant de toute influence extérieure ! « Nous ne sommes pas là pour construire un enclos où le monde ne pénètre pas, précise clairement Nicolas Vellard, chargé de la pastorale pour l’ensemble du groupe. Nous, Communauté de l’Emmanuel, nous sommes venus nous mettre au service, en étant pleinement ce que nous sommes pour semer et éduquer avec ce qui nous fait vivre. »

Dans le bureau du directeur, trône un portrait de Jean Paul II, figure tutélaire du premier ensemble scolaire confié à l’Emmanuel. « Au cœur de notre ADN, il y a l’option préférentielle pour les pauvres si chère à ce Pape, rappelle d’emblée Olivier Lamoril, directeur. Cela se concrétise ici notamment par l’accueil en primaire de douze élèves en situation de handicap et au collège de treize jeunes bénéficiant aussi du dispositif Ulis. On parle souvent de l’importance “d’accepter la différence”. La différence, cela peut être violent parfois, quand un jeune handicapé est en crise par exemple. Et ce n’est pas simple tous les jours pour les professeurs. Mais cela oblige chacun à apprendre à faire attention aux plus fragiles : ouvrir une porte, porter un sac, etc. C’est très concret. »

À Montrond-les-Bains comme à Saint-Galmier, deux mots-clés constituent les piliers du projet de l’établissement : « exigence et bienveillance pour former les intelligences et les cœurs ». Un sacré défi à relever au quotidien !

Former les esprits
Côté pédagogie, la créativité est encouragée. C’est ainsi que Marie Darmé, professeur de mathématiques au lycée, s’est lancée dans une forme de classe inversée. « L’idée est de se demander : pour quoi les élèves ont-ils le plus besoin de moi, leur professeur ? commente Marie, laïque consacrée de l’Emmanuel. Pour que je leur explique ce qui leur pose le plus de difficulté. Avec cette approche, le temps de classe est optimisé, et les élèves apprennent à travailler de façon autonome, chacun avançant à son rythme. Ils ont une tablette avec tout le chapitre : le cours et les exercices à faire. Ils le font pour la plupart à plusieurs ; je passe aider ceux qui en ont besoin. » Sondés, ses élèves semblent beaucoup apprécier cette façon de faire où ils se sentent plus engagés personnellement, dans le respect de leur rythme propre.

Former les esprits, cela passe bien sûr par l’apprentissage des disciplines classiquement enseignées à l’école mais aussi par les cours de caté ou de culture chrétienne. Aujourd’hui, le père Yves Mathonat, aumônier de l’établissement, propose à sa classe de réfléchir au lien entre raison et foi. Vaste sujet ! « J’essaie de déconstruire des évidences d’aujourd’hui qui sont comme des vérités affirmées bien qu’ineptes parfois », explique-t-il, n’hésitant pas à s’appuyer sur des extraits de film pour faire réfléchir ses élèves.

Beaux parcours de foi
En ce milieu de journée, c’est l’heure de la messe hebdomadaire. Une vingtaine de jeunes y participent. Deux prêtres de la paroisse voisine sont présents aux côtés du père Mathonat, avec lequel ils travaillent en symbiose. Un jeune souffrant du syndrome de Prader Willi va faire une étape en vue de la première communion. C’est la grand-mère d’une élève qui le suit. Ce jeune a découvert la foi ici. Il vient d’être baptisé à la paroisse et depuis janvier, il s’est beaucoup apaisé. Il apprend même à être servant d’autel.

La foi, Bastien et Thomas, deux élèves de terminale et copains de toujours, l’ont également découverte récemment. « C’est le pari de Pascal étudié en philo dans mon ancien lycée qui m’a fait basculer, raconte Bastien. J’ai commencé à lire la Bible, puis à fréquenter l’Église. À la dernière rentrée, j’ai rejoint mes copains ici, et j’ai préparé ma première communion. » De son côté, Thomas estime que la foi a complètement changé sa façon de vivre et de penser. « Ici, les adultes sont très attentifs à nous. Ils sont à notre écoute et répondent à nos questions. Cela aide beaucoup à avancer. »

L’Esprit Saint est créatif
Quelques kilomètres plus loin, à Saint-Galmier, côté primaire, le défi éducatif n’est pas moins grand ! Marie Vellard chef d’établissement depuis 2014, veille avec professionnalisme et bienveillance sur plus de 300 élèves confiés aux écoles élémentaire et maternelle. « La base du projet de l’enseignement catholique auquel nous appartenons, rappelle-t-elle, c’est l’éducation de tout homme et de tout l’homme. Il s’agit d’éveiller, d’éduquer, de former, en s’appuyant sur ce que sont les enfants et sur leur curiosité. » Dans un tel contexte, comment définir l’apport spécifique de la Communauté de l’Emmanuel ? « L’Emmanuel, c’est “Dieu avec nous.” L’Évangile nous dit encore : “Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son fils.” Et c’est justement dans le monde qu’il nous envoie. Nous sommes donc invités à l’aimer tel qu’il est, à devenir les frères et sœurs de nos semblables, tout en étant pleinement nous-mêmes. Une école de l’Emmanuel, ce n’est pas réactif, c’est créatif. » Cette créativité, elle vient d’abord de l’Esprit Saint. Benoît, ancien consultant en informatique récemment arrivé de sa Normandie pour devenir “l’homme à tout faire” du groupe scolaire, en a fait récemment l’expérience. « On m’a confié un jeune qui était collé. J’avais un banc à réparer ; je lui ai donc demandé de m’aider à le faire. À la fin, il était très fier. Ce n’est qu’après que je sais su que c’était lui qui avait cassé ce banc ! »
Flavien, le jeune économe du groupe, apprécie par-dessus tout l’esprit fraternel qui règne dans l’établissement. « Cette école, c’est comme un petit village, un lieu plein d’humanité. »

Pour soutenir le groupe scolaire Jean Paul II, vous pouvez adresser votre don à OGEC Jean Paul II, 4, avenue Delande, 42330 Saint-Galmier.

En dates :

1893
Fondation du collège Sainte-Stéphanie à Saint-Galmier par les sœurs de Saint-Charles pour les enfants pauvres.

2000
La tutelle passe au diocèse de Saint-Étienne.

Septembre 2010
Nomination d’Olivier Lamoril, membre de la Communauté de l’Emmanuel, comme chef d’établissement du collège Sainte-Stéphanie à Saint-Galmier.

2011
Ouverture du collège Saint-Pierre de Montrond-les-Bains, annexe du collège Sainte-Stéphanie.

7 juin 2011
Naissance du groupe scolaire Jean Paul II, par la fusion-absorption de l’OGEC Saint-Pierre par l’OGEC Saint-Galmier, qui prend alors le nom d’OGEC Jean Paul II.

22 juin 2013
Sollicitée par le diocèse de Saint-Étienne, la Communauté de l’Emmanuel accepte la dévolution de tutelle de l’ensemble scolaire Jean Paul II.

Septembre 2015
Ouverture du lycée Saint-Pierre à Montrond-les-Bains par l’ensemble scolaire Jean Paul II.


Transmission – Traverser la crise


Vivre harmonieusement la transmission, c’est accueillir avec action de grâce ce que l’on a reçu des générations précédentes et construire du neuf à partir de cet héritage.

Par Jacques Fichefeu, délégué du modérateur pour Emmanuel Éducation.

Il y a crise de la transmission quand le passé et l’avenir ne se jointent plus harmonieusement (Hannah Arendt, La crise de la culture). Prenons l’image d’un arc gothique. Si un arc est plus fort que l’autre, tout s’écroule. De même, si le passé est très présent, il ne génère pas un avenir. À l’inverse, si l’avenir ne s’appuie pas sur le passé, il s’écroule. Transmettre, c’est parvenir à cet harmonieux passage entre la réception d’un passé (d’une tradition) et sa fécondité dans un avenir. L’exemple type, c’est le Christ lui-même. Il nous dit : « Faites ceci en mémoire de moi. » Dans l’Eucharistie, Jésus nous fait faire référence à un événement passé qui devient en même temps actuel et construit l’avenir. La transmission donne du sens au temps. Il y a une sorte de construction progressive et permanente d’un devenir toujours en développement mais qui se nourrit sans cesse du passé vécu aujourd’hui.

Transmettre, c’est recevoir une tradition familiale, culturelle, juridique, se l’approprier, pour construire et générer du neuf.

Ce n’est donc pas, comme certains le pensent, garder scrupuleusement ce qui s’est passé hier comme étant immuable. Une telle posture est irrecevable car chacun de nous est sur terre pour vivre une existence unique et bâtir un avenir.

À l’inverse, d’autres refusent absolument de recevoir toute forme d’héritage des générations précédentes. Ils se voient comme les créateurs de leur propre existence. Une telle attitude ne permet pas de construire du neuf. Cela conduit au contraire à la barbarie. En faisant table rase de tout le passé, on se retrouve en effet comme en état de survie, poussé à assouvir ses besoins vitaux (vie, reconnaissance, etc.). Seul alors persiste le moi qui, se sentant menacé, rentre en conflit avec l’autre et se replie sur lui-même. Alain Finkielkraut analyse très bien ce phénomène contemporain.

Accepter de recevoir pour « faire du neuf »
Vivre harmonieusement la transmission, c’est accueillir avec action de grâce ce que l’on a reçu des générations précédentes et construire du neuf à partir de cet héritage. Le philosophe Alain dit : « Les livres poussent sur les livres. » Dans l’Église, par exemple, la pensée théologique s’est construite sur la philosophie grecque, que l’on a reçue puis assimilée, à tel point que l’on ne peut pas parler du christianisme sans intégrer cette philosophie. Puis la théologie s’est encore progressivement enrichie.

L’histoire de l’architecture est également un bel exemple. Le temple grec devient la basilique romaine, qui elle-même se transforme en basilique chrétienne, puis en église romane, gothique, baroque… Ce qui est frappant, c’est que chacun de ces passages s’est produit progressivement, sans révolution. Georges Duby a dirigé dans les années soixante la publication d’une collection exceptionnelle couvrant l’évolution des arts, du monde des idées de la préhistoire à l’époque contemporaine (« Arts, idées, histoire »). Cette collection de quarante ouvrages montre comment les évolutions qui se sont produites au fil des siècles sont liées à une découverte. Par exemple, en architecture, c’est l’invention du principe de complémentarité des pressions qui a permis de passer de l’arc roman à l’arc gothique. Et cela s’est fait progressivement.

Cette construction progressive nécessite un acte que l’on désigne sous le vocable de transmission. Sans elle, pas d’enrichissement possible. La richesse des civilisations est de se construire peu à peu grâce à elle. À l’inverse, une civilisation sans transmission est une civilisation en train de mourir.

Un épisode de ma vie m’a beaucoup éclairé sur ce qu’est la transmission. Un jour, j’étais dans l’atelier d’un compagnon menuisier d’exception. Il était en train d’apprendre à un jeune apprenti à passer le rabot pour lisser une planche. Il lui disait : « Il faut vraiment que tu arrives à ce que cela soit parfait ! » Et il lui faisait recommencer encore et encore, jusqu’à ce qu’on ne voie plus aucune trace du passage du rabot sur la planche. Il m’a alors expliqué : « Tant qu’on ne parvient pas à la perfection de ce geste élémentaire, on ne peut rien créer de neuf. Ce que tu reçois peut te sembler fastidieux, lourd, peut-être même enfermant et absurde ; mais d’un seul coup, tu prends conscience que tu as acquis une vraie liberté dans ton travail, qui révèle en toi une capacité incroyable à faire des choses nouvelles. » L’écrivain Alexandre Soljenitsyne, disait en d’autres termes, à propos de la transmission de la culture : « Il faut d’abord semer ce qui sera le plus long à grandir. »

Un nouveau rapport au temps
La crise de la transmission que nous traversons aujourd’hui est intimement liée à l’évolution considérable de notre rapport au temps. Nous vivons désormais essentiellement dans l’immédiateté. La transmission est devenue communication. Pourtant la transmission, par nature, a une épaisseur et elle dure. La communication, à l’inverse, est une série d’instantanés. Or la communication est la “culture” dominante aujourd’hui. On ne cesse de communiquer et parfois même sur quelque chose qui n’existe pas encore. On en vient à penser que, du fait que l’on communique sur elle, cette chose va exister… L’accès à l’information est total, brut, immédiat. On prend cette information comme argent comptant et on fait un « copié-collé ». Cela a pour conséquence que la personne qui reçoit cette information ne la fait pas sienne. Dans cet acte de reproduction, elle ne s’implique pas personnellement. Elle prend ce qu’elle reçoit par le moteur de recherche sans recul et ne qualifie pas ce qu’elle a reçu. Elle ne cherche même pas à faire quelque chose de neuf. C’est ainsi que régulièrement, on voit surgir dans la presse un scandale de plagiat. Cela, c’est de l’anti-transmission : c’est du libre-service. C’est inquiétant et dramatique. Car si on ne donne pas à l’homme les moyens de maîtriser cette information, cela peut produire de nouvel les formes de barbarie (cf. harcèlement via les réseaux sociaux, recherche du bouc émissaire, etc.).

Au premier jour, il n’en était pas ainsi…
Transmettre, c’est recevoir pour donner à nouveau la vie. Quel est le premier acte de transmission ? C’est Dieu qui crée l’homme et donne ensuite à l’homme la capacité d’être co-créateur. La différence entre Dieu et l’homme, c’est que Dieu peut créer de rien, pas l’homme. Le seul instant dans l’histoire où la transmission n’a pas existé, c’est justement lorsque Dieu a créé Le seul instant dans l’histoire où la transmission n’a pas existé, c’est lorsque Dieu a créé toute chose de rien. Mais il a créé la transmission ! Car il a immédiatement ordonné au dernier degré de la création qu’est l’homme : « Croissez et multipliez », c’est-à-dire : « Transmettez à partir de ce que vous avez reçu. » L’orgueil de l’homme, c’est de refuser de se recevoir de Dieu. Le refus de recevoir que nous constatons encore aujourd’hui est en réalité la reproduction du péché originel, ou en d’autres termes, la volonté d’indépendance de l’homme. Or l’homme ne peut pas être totalement indépendant. Il peut être générateur de nouveauté mais à partir de choses qu’il a reçues. On en revient à cette conclusion : ou la barbarie, ou la richesse de l’héritage !

Sortir de la crise
L’un des moyens privilégiés pour sortir de cette crise de la transmission, c’est de découvrir que la vie est par nature transmission. C’est inscrit dans la loi du vivant. Le vivant est un éternel mouvement de réception, de mort et de vie nouvelle. Plus on permet à l’homme de contempler ce réel, plus on le fait sortir de toute idéologie engendrée notamment au virtuel. On confond aujourd’hui accès à l’information et accès à la vérité, le paraître et l’être. La contemplation de l’univers est un moyen privilégié de retrouver l’utilité d’une transmission.

Pour moi, l’encyclique Laudato Si est une réponse à cette crise. Le pape François nous invite à admirer d’abord la logique de ce monde créé, de la nature, puis d’aller du créé au créateur. Cette nature, elle a un sens qui vient de Dieu. Par cette réception positive de la nature, on prend conscience que nous aussi, nous avons besoin de recevoir et de donner. Je suis attentif et observateur de tous ces signes qui montrent que l’homme porte en lui, du fait de son lien avec Dieu, les réponses aux crises qu’il traverse.


Gabriel – Choisir librement ce que j’ai reçu

Je garde précieusement en mémoire des images saisies par mon regard d’enfant admirant ses parents. Les voir aimer me conter des histoires, apprécier un opéra ou prier ardemment sur le chemin de l’école, a fait naître chez moi le désir d’aimer avec cette même intensité. Ces émerveillements d’enfant m’ont nourri et ont développé en moi l’amour du beau se laissant progressivement découvrir dans la littérature, la musique, la prière. Ces expériences passées m’ont donné le désir de me nourrir quotidiennement de cette recherche des « belles choses ».

Pendant mes études, j’ai approfondi cette envie naissante de m’ouvrir à la culture. Ma formation littéraire et philosophique ainsi que des professeurs passionnés ont créé en moi de véritables joies. Je me souviens par exemple, du poème bouleversant de Victor Hugo, Trois ans après. La colère du poète contre Dieu et son sentiment d’être abandonné m’interrogèrent sur le sens de la mort et de la souffrance de l’homme « qui en vain se défend ». La richesse de ce questionnement exprimé par ces vers et cette quête d’absolu au milieu du désespoir ne m’ont pas laissé indifférent. Ainsi, des lectures m’ont donné l’envie de comprendre par quel procédé, deux mots mis côte à côte, pouvaient bouleverser une âme. Un livre, disait Kafka, doit faire l’effet d’une hache « brisant la mer gelée » qui est en nous. Un simple livre peut transformer une vie.

Cette transmission s’est accompagnée de l’apprentissage à voir le Seigneur en toute chose. Cet art de vivre et ce goût de « la meilleure chose » qui transcende et habite le quotidien, je l’ai reçu grâce à la prière, la louange et une maison familiale toujours accueillante.

Mes amitiés ont su être le relais de cette éducation, le terreau fertile de l’épanouissement de cette transmission. Encore aujourd’hui, nos discussions raffermissent ce que j’ai reçu, m’aident à me dépasser et à choisir librement cet héritage. L’amitié est pour moi le lieu du partage de cette éducation à la recherche de ce que j’aime, un lieu d’échange et d’émulation.

J’invite ceux qui ont reçu, à redonner, à passionner les jeunes comme on a pu le faire avec moi. Il est nécessaire de faire grandir chez eux une véritable curiosité intellectuelle, pour qu’elle les aide à découvrir le Christ au-delà d’une pratique, à travers leurs amitiés, leurs silences, leurs réflexions, leurs remises en question. Cette transmission d’une culture littéraire, philosophique et artistique comme la bienveillance de ceux qui m’entourent m’a appris à évangéliser mon quotidien.

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